Oliver Solberg dans l'histoire
🏎️ Les Forces en Présence :
Toyota : Ogier, Evans, Solberg, Katsuta, Pajari
Hyundai : Neuville, Fourmaux, Paddon
M-Sport Ford : Munster, McErlean, Armstrong (débutant

 

 

Vendredi 23/01

Malgré des conditions très changeantes (neige et slush le matin, boue et eau stagnante l’après-midi), le jeune Suédois Oliver Solberg a parfaitement géré la pression venue des pilotes les plus expérimentés.

Il a remporté la spéciale SS4, puis a subi une crevaison à l’avant-gauche sur le premier passage de Saint-Nazaire-le-Désert / La Motte-Chalancon, mais a immédiatement réagi en signant les meilleurs temps des deux spéciales suivantes.

Solberg termine la journée avec 1 min 08 d’avance sur Elfyn Evans après neuf spéciales. Sébastien Ogier (Toyota) grâce à un excellent temps de nuit sur La-Bâtie-des-Fontes / Aspremont, est revenu talonner le Britannique pour la deuxième place.

En quatrième position, à plus de 4 minutes, Adrien Fourmaux (Hyundai) a limité la casse malgré des soucis électroniques persistants (pompe à essence et frein à main) sur sa i20 N Rally1, conservant plus d’une minute d’avance sur son coéquipier Thierry Neuville.

 

Samedi 24/01

Oliver Solberg s’apprête à entrer dans l’histoire du Rallye Monte-Carlo. À 24 ans, le pilote Toyota Gazoo Racing possède une avance confortable de 59,3 secondes avant la dernière journée de course dimanche.

S’il convertit cet avantage en victoire, il deviendra le plus jeune vainqueur de l’épreuve légendaire, effaçant des tablettes le record établi par Sébastien Ogier en 2009.

Cette journée a offert son lot de rebondissements, mais Solberg a su garder son sang-froid.

Plus tôt dans la journée, le Suédois avait frôlé la catastrophe dans le deuxième passage de La Bréole/Bellaffaire.

Surpris par une plaque de neige inattendue dans des conditions très changeantes, il a perdu le contrôle de sa GR Yaris Rally1, traversé une clôture et fini sa course dans un champ enneigé.

Miraculeusement, Solberg a réussi à maintenir la voiture en mouvement, à regagner la route et, fait remarquable, à signer le meilleur temps scratch de la spéciale.

« Je ne comprends pas vraiment ce qui s’est passé, confiait-il ensuite. J’ai été très prudent tout au long de l’étape, je suivais les ornières… et à la sortie, il n’y avait plus que de la neige.

J’ai eu énormément de chance de m’en sortir indemne. »

Malgré cet incident, le jeune pilote garde la tête froide : « La journée a été fantastique, et la semaine entière jusqu’ici.

C’était très compliqué, comme tout le monde l’a vu. Tout le monde a eu ses moments difficiles, mais je suis bien placé. Demain s’annonce encore très intense. On verra ce que ça donne. »

 

Dimanche 25 janvier

Oliver Solberg a tenu bon lors d’une dernière étape périlleuse pour devenir le plus jeune vainqueur de l’histoire du Rallye Monte-Carlo dans l’ère du Championnat du Monde des Rallyes (WRC).

Copiloté par le Britannique Elliott Edmondson, le pilote Toyota Gazoo Racing de 24 ans a transformé son avance de la veille en une première victoire historique dans la Principauté.

Il dépasse ainsi le record de l’ère WRC établi par son compatriote suédois Björn Waldegård en 1970.

Ce succès permet à Toyota de démarrer la saison 2026 de manière parfaite, avec un triplé sur le podium de cette première manche.

Parti dimanche avec plus d’une minute d’avance en poche, le parcours triomphal de Solberg a été brièvement menacé lors du deuxième secteur chronométré de la matinée.

Sur les épingles verglacées de La Bollène-Vésubie, il a été surpris, a dépassé son point de freinage avec sa GR Yaris Rally1 et s’est retrouvé un instant face à la mauvaise direction.

Il s’est rapidement repris, ne perdant que quelques secondes avant de retrouver son rythme sur la spéciale finale du Col de Turini, baptisée Wolf Power Stage.

« Je n’arrive pas encore à y croire », a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres.

« C’est encore une journée pleine d’émotions. C’était le rallye le plus difficile de ma vie. C’est ma première course sur asphalte avec cette voiture, et voilà qu’on gagne !

Je tiens à remercier énormément Toyota pour sa confiance et sa foi en moi. Le travail d’équipe a été exceptionnel. »

Le classement final

1. Oliver Solberg 🇸🇪 — Toyota GR Yaris Rally1 — 4:24:59.0 — +0.0

2. Elfyn Evans 🇬🇧 — Toyota GR Yaris Rally1 — 4:25:50.8 — +51.8

3. Sébastien Ogier 🇫🇷 — Toyota GR Yaris Rally1 — 4:27:01.2 — +2:02.2

4. Adrien Fourmaux 🇫🇷 — Hyundai i20 N Rally1 — 4:30:58.3 — +5:59.3

5. Thierry Neuville 🇧🇪 — Hyundai i20 N Rally1 — 4:35:28.8 — +10:29.8

6. Léo Rossel 🇫🇷 — Citroën C3 (WRC2) — 4:37:57.4 — +12:58.4

7. Takamoto Katsuta 🇯🇵 — Toyota GR Yaris Rally1 — 4:38:04.4 — +13:05.4

8. Roberto Daprà 🇮🇹 — Škoda Fabia RS (WRC2) — 4:40:06.9 — +15:07.9

9. Arthur Pelamourgues 🇫🇷 — Hyundai i20 N (WRC2) — 4:43:08.4 — +18:09.4

10. Eric Camilli 🇫🇷 — Škoda Fabia RS (WRC2) — 4:43:35.0 — +18:36.0