🏎️ WRC · CANARIES · APRÈS SAMEDI

Rallye des Canaries 2026 : Ogier et Solberg quasi à égalité avant la journée finale

3.8 secondes seulement séparent Sébastien Ogier d'Oliver Solberg avant la dernière journée. Toyota verrouille le top 5 avant les quatre dernières spéciales de dimanche.

Après une journée de samedi haletante sur l'asphalte changeant de Gran Canaria, Sébastien Ogier reste en tête du Rallye des Canaries mais voit son avance fondre à 3.8 secondes seulement sur Oliver Solberg. Le Norvégien a grignoté mètre par mètre, signant deux scratches dans la longue Moya - Gáldar pour préparer un dimanche électrique. Elfyn Evans complète le podium provisoire à 21.9 secondes. Toyota verrouille les cinq premières places avant les quatre dernières spéciales.

📋 Les chiffres clés après samedi
3.8s
Écart leader / 2e
4
Spéciales restantes dimanche
5
Toyota dans le Top 5
8.9 → 3.8
Avance Ogier vs vendredi

🏆 Classement provisoire après samedi

📊 Top 9 Rallye Canaries 2026 · Après SS13
  • 1 S. Ogier · Toyota · 1h58:05.7
  • 2 O. Solberg · Toyota · +3.8s
  • 3 E. Evans · Toyota · +21.9s
  • 4 S. Pajari · Toyota · +52.7s
  • 5 T. Katsuta · Toyota · +1:03.1
  • 6 A. Fourmaux · Hyundai · +1:54.5
  • 7 D. Sordo · Hyundai · +2:26.3
  • 8 T. Neuville · Hyundai · +2:28.3
  • 9 J. McErlean · M-Sport Ford · +3:53.8

⏱️ Une journée en montagnes russes

Ogier avait commencé samedi avec un coussin de 8.9 secondes, accumulé dans une journée de vendredi qu'il avait dominée. Mais Oliver Solberg n'a rien lâché : le Norvégien a réduit l'écart spéciale après spéciale, signant les deux passages de la longue Moya - Gáldar (28.90 km).

La pluie et les zones humides ont compliqué la boucle matinale, particulièrement sur Arucas - Firgas - Teror et Moya - Gáldar. Les niveaux d'adhérence ont changé rapidement, piochant qui n'était pas attentif. Evans a parfaitement négocié cette période trouble en signant les deux premiers scratches de la matinée, se rapprochant de la lutte au sommet.

Solberg a répondu sur les 28.90 km de Moya - Gáldar, battant Ogier de 0.1 seconde malgré un léger contact avec un rail de sécurité. Le Français a admis que les derniers kilomètres avaient été très glissants tandis que la pluie s'intensifiait. À la pause de mi-journée, l'avance était déjà tombée à 5.3 secondes.

« J'ai fait quelques erreurs, ce n'était pas parfait. Au Kenya, c'était pas de chance, et la Croatie c'était ma faute. Donc je ne vais pas paniquer pour aller le chercher, mais au moins on a été présents toute la journée pour mettre la pression sur lui. »

« On verra. Il reste quatre longues spéciales, une grosse boucle, et tout est possible. »

— Oliver Solberg (Toyota)

🎯 La grosse swing du dernier scratch du jour

L'après-midi a été plus sèche mais la pression n'a fait que grimper. Evans a signé un nouveau temps fort sur Maspalomas, avant que Solberg et Ogier ne réalisent exactement le même chrono sur la répétition d'Arucas - Firgas - Teror.

Le tournant majeur est intervenu dans la dernière spéciale du jour. Solberg a tout donné sur Moya - Gáldar et a battu Ogier de 1.4 seconde, ramenant l'écart sous la barre symbolique des 4 secondes. Pour le Norvégien, c'est une bouffée d'oxygène. Pour Ogier, qui n'a plus gagné depuis le Rallye du Japon en novembre dernier, c'est un avertissement clair : dimanche sera tout sauf une formalité.

« On dirait que ça va être un bon dimanche. Je suis impatient. Demain, on a quelques nouvelles spéciales qui vont être amusantes à piloter. »

« C'est la raison pour laquelle on est ici : si tu n'aimes pas ce genre de combat, tu ferais mieux de rester à la maison. »

— Sébastien Ogier (Toyota)

🇬🇧 Evans plus solide, mais pas satisfait

Evans a terminé la journée à la troisième place après une performance née d'une remontée nettement plus convaincante que la veille. Le Gallois a remporté trois spéciales et s'est détaché de Pajari, même s'il reste encore loin du combat à deux qui se joue devant.

« C'était important de mieux faire qu'hier, c'était vraiment le seul objectif. Je n'étais pas content de ma journée d'hier. »

« Je ne suis pas pleinement satisfait aujourd'hui non plus, mais c'est un pas en avant au moins. »

— Elfyn Evans (Toyota)

Pajari conserve une 4e place encourageante à 52.7 secondes, tandis que Katsuta complete le top 5. Le leader du championnat a vécu une journée plus difficile, en quête de confiance sur cet asphalte très adhérent qu'il découvre encore. Le Japonais a brièvement menacé Pajari le matin avant de redescendre.

🇰🇷 Hyundai contient les dégâts, sans plus

Adrien Fourmaux a mené la fronde Hyundai en sixième position. Le Français a doublé Dani Sordo dans la matinée et finit la journée à 32.5 secondes de l'Espagnol. Sordo, pour son retour en WRC, conserve une 7e place honorable. Thierry Neuville reste enfermé dans une journée frustrante à la huitième place, à deux secondes de son coéquipier ibérique. La revanche post-Croatie attendra.

🎯 Le constat : Toyota verrouille les cinq premières places du rallye comme l'an dernier. La Yaris Rally1 confirme son adéquation parfaite avec l'asphalte technique de Gran Canaria. Hyundai reste à presque 2 minutes du leader, l'écart est désormais infranchissable sauf catastrophe.

🔮 Ce qui attend les pilotes dimanche

Quatre spéciales, une grosse boucle, et un combat à trois secondes huit. Sur le papier, Ogier doit gérer son avance, mais l'expérience montre qu'aux Canaries un écart de quelques secondes peut s'envoler en une seule spéciale technique. Solberg arrive avec le momentum, l'envie de gagner sa première manche WRC en 2026, et un mental déjà aiguisé par les ratages de Croatie et du Kenya.

L'enjeu dépasse la simple victoire d'étape : pour Solberg, c'est l'occasion de s'imposer comme un vrai prétendant au titre. Pour Ogier, qui court à temps partiel cette saison, c'est une victoire qui le ramènerait dans la conversation. Sans oublier la Power Stage et ses points bonus, susceptible de modifier la donne au championnat où Katsuta voit ses concurrents directs Toyota grappiller des points.

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