La razzia de Klaebo et Diggins (et les miettes pour les autres)

Le Tour de Ski 2026 a rendu son verdict au sommet de l'Alpe Cermis et les compteurs financiers se sont, pour certains, affolés.

Les documents officiels de la FIS révèlent des sommes impressionnantes pour les leaders, mais une réalité financière bien plus brutale pour le fond du classement.

Klaebo et Diggins intouchables

Chez les hommes, il n'y a pas eu de match. Le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo n'a pas seulement gagné, il a tout raflé.

Depuis le début de saison, après sa victoire au classement général du Tour de Ski (qui rapporte à elle seule 80 000 €), cumulée à toutes ses victoires d'étapes, il domine le classement du prize money de la tête et des épaules avec un total de 170 600 €.

Il devance très largement son compatriote Harald Oestberg Amundsen (94 900 €) et l'Italien Federico Pellegrino (43 700 €).

Chez les dames, l'Américaine Jessie Diggins a fait fructifier son séjour en Europe. Sa victoire finale lui assure également la prime de 80 000 €, portant son total sur la compétition à 140 150 €.

Elle devance Heidi Weng (72 050 €) et Teresa Stadlober (69 300 €).

Au milieu de cette domination norvégienne et américaine, les Bleus tentent d'exister financièrement.

Jules Chappaz tire son épingle du jeu avec un total de 15 800 €. Lucas Chanavat, spécialiste du sprint, cumule 15 000 €. Hugo Lapalus atteint la barre des 10 000 €.

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La dure réalité : Se faire mal pour 500 €

Si les stars assurent leur avenir, pour les autres le circuit reste une épreuve financièrement ingrate et pour toucher de l'argent, il faut entrer dans le Top 20.

En bas de tableau, plusieurs athlètes repartent avec des sommes symboliques après plus d'une semaine d'efforts intenses :

  • Le Français Clément Parisse, 81e au classement des gains, ne touche que 500 €.
  • Même tarif pour la Tchèque Tereza Beranova chez les femmes : 500 €.
  • Richard Jouve et Rémi Bourdin doivent se contenter de 600 €.

Une somme qui ne couvre même pas les frais de déplacement, rappelant la brutalité économique du sport de haut niveau hors du Top 10 mondial.

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