Après des Jeux olympiques plus que réussis, Frida Karlsson aurait pu voir sa motivation retomber. Il n'en est rien. Entre les Mondiaux à domicile qui attendent la Suède l'hiver prochain et un objectif inédit pour une suédoise, s'imposer au classement général de la Coupe du monde féminine, elle aborde cette nouvelle saison avec une énergie intacte.
Le retour de Per Nilsson, un déclic pour la motivation
C'est dans cette optique que l'athlète de Sollefteå a quelque peu revu sa routine estivale, portée notamment par le retour de son entraîneur personnel Per Nilsson, après son passage à la tête de l'équipe nationale allemande.
Une présence que Karlsson juge essentielle, en particulier sur le plan mental.
C'est fantastique. Avant, j'avais l'impression d'avoir une relation au téléphone, mais maintenant, c'est complètement différent. Surtout pour ma motivation : sa présence et son soutien pendant l'entraînement font toute la différence.
Ce retour au contact direct lui permet également un suivi plus fin de sa condition physique au quotidien.
Je ne peux pas lui mentir. Il me connaît très bien et voit tout de suite si je suis trop fatiguée et s'il faut adapter le programme. Avec lui à mes côtés, tout va mieux.
Le sprint, clé indispensable pour viser le général
Après avoir décroché le titre mondial du 50 km à Trondheim et deux médailles d'or olympiques à Milan-Cortina, le duo s'apprête à ajuster partiellement son approche pour viser le sommet du classement général du circuit élite.
Un objectif qui impose à Karlsson de multiplier les compétitions et d'être sélectionnée par les entraîneurs nationaux, y compris sur les épreuves de sprint.
Je ne pense pas devoir viser l'or mondial en sprint.
Ces dernières saisons, sans totalement délaisser cette discipline, Karlsson avait dû limiter son entraînement spécifique en raison de problèmes récurrents au pied, tout en consacrant une attention particulière à l'endurance en vue des parcours particulièrement exigeants du Val di Fiemme.
Je n'ai jamais voulu renoncer définitivement au sprint, mais ma blessure au pied m'a contraint à le limiter ces dernières années. Pour les Jeux olympiques, je savais que nous allions affronter les parcours les plus difficiles que nous ayons jamais courus, il était donc important d'accumuler les heures sur tapis roulant et de développer mon endurance.
Davantage de vitesse en vue de Falun 2027
Avec des Mondiaux de Falun 2027 annoncés sur des parcours plus rapides que les précédents grands rendez-vous, Karlsson sait qu'elle doit désormais développer une pointe de vitesse plus élevée.
La Suédoise s'entraîne actuellement en altitude à Font-Romeu, aux côtés notamment des Norvégiennes Myhre, Sanness et Fosnæs, de la Suissesse Weber et de l'Andorrane Del Rio.
Une concurrence interne redoutable en sprint
Reste que l'objectif de s'imposer durablement au sein de l'équipe suédoise de sprint ne s'annonce pas de tout repos, tant l'effectif national affiche une densité impressionnante. Aux derniers Jeux olympiques, la Suède avait tout simplement monopolisé le podium du sprint féminin, avec Linn Svahn, Jonna Sundling et Maja Dahlqvist, sans oublier Emma Ribom et Johanna Hagström, elles aussi engagées dans la course à une place en équipe.
Je sais que ce sera très difficile. Mais il y a deux ou trois ans, j'étais une présence régulière et fiable, donc je sais que j'ai ces qualités.
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