JO 2026 — Giovanni Franzoni très attendu

L'Italie s'est trouvé un nouveau héros, et il va vite. Très vite.

Après avoir dompté les monstres sacrés de Wengen et Kitzbühel, Giovanni Franzoni, 24 ans, n'est plus un simple espoir : il est l'élu.

Devenu une superstar du jour au lendemain dans une Botte pourtant plus habituée au football et au tennis, le vainqueur de la Streif porte désormais sur ses épaules le poids d'une nation entière pour les Jeux Olympiques à domicile.

Mais derrière ce sourire de gendre idéal se cache un véritable "drogué" à l'adrénaline.

L'aveu : « C'est une sensation qui ne vous quitte plus »

Ironie du sort pour celui qui effraie les chronomètres : il ne voulait pas faire de descente ! Franzoni se rêvait technicien, avant de sombrer dans l'ivresse de la vitesse.

« Quand j'ai commencé, je rêvais de devenir champion de slalom. Mais une fois qu'on a goûté à la vitesse, c'est une sensation qui ne vous quitte plus. Elle vous marque à jamais. À 150 km/h, je me sens totalement libre. »

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La connexion secrète avec Jannik Sinner

La Gazzetta dello Sport n'a pas hésité : gagner Kitzbühel, c'est comme gagner Wimbledon. Une comparaison qui place Franzoni au même rang que l'autre idole nationale, Jannik Sinner.

Les deux hommes, nés la même année (24 ans), se connaissent bien pour s'être affrontés sur les pistes durant leur enfance.

Sinner a d'ailleurs envoyé un message à Franzoni après ses exploits.

« Vous ne pouvez pas imaginer quel honneur cela me procure d'être apprécié par l'un des plus grands champions de notre époque », confie le skieur, boosté par ce soutien de poids.

Objectif pour samedi : Briser la malédiction de 1952

Ce samedi, à Bormio, sur la très difficile piste Stelvio, l'Histoire attend Franzoni au tournant.

L'enjeu est colossal : devenir le premier champion olympique italien de descente depuis Zeno Colò en 1952. Une éternité de 74 ans !

Même s'il reste humble face au roi Marco Odermatt (« J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour faire comme lui »), Franzoni est prêt.

La piste , il la connaît par cœur : « C'est une piste qu'il faut skier avec les jambes, mais aussi avec la tête. » 

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