🎯 Biathlon·Biathlon Azzurro
Nouveau staff, retour de Lisa Vittozzi, départ de Dorothea Wierer : au stage de Passo di Lavazè, Hannah Auchentaller fixe le cap. Plus de régularité, moins de pression, et l'envie de devenir incontournable en relais.
Nouveau cycle olympique, nouveau staff, et une Italie qui doit apprendre à vivre sans Dorothea Wierer.
Lors du dernier stage au Passo di Lavazè, Hannah Auchentaller a fait le point avec Biathlon Azzurro sur ses premiers mois d'entraînement. Et la Sud-Tyrolienne n'a pas mâché ses mots : l'heure n'est plus à se cacher.
« Jusqu'ici, tout va bien. Je n'ai rien à redire. Nous avons travaillé dur et avons pris un bon départ. Nous avons réussi à former une équipe soudée, ce qui n'était pas gagné d'avance après un printemps où nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. » Hannah Auchentaller
🇳🇴 Egil Gjelland, l'homme neuf
Le grand changement de l'intersaison, c'est l'arrivée du Norvégien Egil Gjelland à la tête du groupe féminin, épaulé par Edoardo Mezzaro, qu'Auchentaller a déjà côtoyé chez les jeunes. Un choix assumé : un regard extérieur, sans a priori.
« Il était important de trouver un entraîneur que nous ne connaissions pas et qui puisse s'intégrer immédiatement au groupe. Nous avons tout de suite instauré un climat de confiance. Egil possède une expérience considérable, même en tant qu'athlète : il a remporté plusieurs titres, il peut donc nous apprendre beaucoup. » Hannah Auchentaller
🌟 Le retour de Vittozzi, la boussole
Autre bonne nouvelle pour le groupe : le retour de Lisa Vittozzi, déjà en jambes au Loop One Festival de Munich, où elle a devancé Julia Simon. Pour Auchentaller, sa présence change tout.
« Nous sommes ravis de son retour, d'autant plus qu'elle est un modèle très important pour nous tous. C'est pratiquement comme un retour en arrière de deux ans. »
🎯 Tir, ski et pression : le triple chantier
Lucide, l'Italienne sait où elle doit progresser. Au tir comme sur les skis, le compte n'y est pas encore face aux meilleures de la Coupe du monde.
« Je dois être plus régulière au stand de tir et augmenter ma vitesse à ski, car nous ne sommes pas encore au niveau des athlètes les plus performantes de la Coupe du monde. Mais je dois aussi arriver en compétition plus détendue, en faisant ce que je sais faire et sans me mettre une pression inutile. » Hannah Auchentaller
Car la pression lui a joué des tours l'hiver dernier, jusque sur la route des Jeux olympiques de Milan-Cortina.
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« Après le relais, j'ai commencé à me sentir étrangement fatiguée et je n'étais pas au top de ma forme. Quand on ne devrait s'inquiéter de rien, on se met à s'inquiéter de mille choses. Je me suis dit que je devais faire attention au stand de tir parce que je savais que j'avais un temps de retard à ski, et du coup, je me suis mise encore plus de pression que nécessaire. » Hannah Auchentaller
💪 « Je veux être la titulaire indiscutable »
Avec le départ de Wierer et le début d'un nouveau cycle de quatre ans, Auchentaller ne veut plus jouer les seconds rôles. Le message est clair, presque un manifeste.
« Il faut arrêter de se cacher et commencer à assumer nos responsabilités. Personnellement, j'aimerais devenir un membre clé de l'équipe, surtout en relais. Je ne veux pas être un choix entre deux athlètes, mais être la titulaire indiscutable. »
« Nous devons devenir plus constantes, à tous les niveaux. J'ai pleinement confiance dans le travail que nous accomplissons. Il faut simplement faire preuve de patience. » Hannah Auchentaller
Les mots sont posés. Reste à les traduire en résultats dès l'ouverture de la Coupe du monde.
À Lavazè, où la Norvège a rendu hommage à Sivert Bakken ces derniers jours, l'Italie, elle, prépare sa nouvelle ère.