C'est le tournant de ce début d'année 2026. Johan-Olav Botn, solide leader du classement général, regardera les courses d'Oberhof depuis son canapé.
Une absence qui change la donne pour ses poursuivants, dont fait partie le Français Éric Perrot.
Interrogé sur ce forfait majeur, le tricolore a fait preuve d'une grande franchise, partagé entre l'esprit sportif et la réalité comptable de la course au Globe.
« On a envie de gagner à la loyale »
D'un côté, le compétiteur regrette de ne pas affronter le numéro 1 mondial sur la piste. « Forcément c'est frustrant dans un sens. Quand on est des bons compétiteurs, on a envie de gagner ça à la loyale », explique-t-il à RMC.
Mais Perrot reste lucide : la résistance physique fait aussi partie du jeu. « Les maladies font partie de notre sport. [...] C'est aussi le fait d'être capable d'être présent sur chacune des courses, d'être en forme tout le temps. »
Une porte qui s'ouvre pour le globe ?
Si Botn possède une avance confortable (« Il est tellement fort qu'il pourra peut-être continuer à jouer le maillot jaune »), cette impasse offre une occasion en or aux chasseurs.
« C'est un petit cadeau pour nous en tant qu'adversaire », admet Perrot sans détour. « Aujourd'hui, il nous ouvre une porte pour aller gratter des points. »
À Oberhof, sur une neige souvent difficile, la chasse au dossard jaune est donc officiellement relancée. À Éric Perrot, Tommaso Giacomel et Sebastian Samuelsson de saisir cette main tendue par le destin.