Ce n'était pas un simple premier tour perdu. La défaite de Gaël Monfils à Auckland, tournoi dont il était le tenant du titre, a pris des allures d'adieux.
Éliminé d'entrée, le Français est apparu lucide, fatigué, mais surtout un peu résigné. Ses mots sonnent comme la fin d'une époque.
« Je ne revenais pas en tant que tenant du titre, je revenais comme si c'était mon dernier tournoi à Auckland.
Cette année, je ne défends rien, je gagne, tout simplement. Être sur le court est déjà une immense victoire. », a-t-il lâché. Blessé aux jambes, épuisé physiquement, Monfils ne se cache plus : le corps ne suit plus.
« A partir de Wimbledon, l'an passé, j'étais épuisé... À partir de ce moment-là, j'ai senti qu'il était peut-être temps de prendre ma retraite.
Ne pas pouvoir maintenir ce niveau pendant un, deux ou trois tournois, ça veut dire quelque chose. Je sentais que j'avais atteint mes limites. »
Trader Monfils ? Son futur job surprenant
Si la date exacte de la fin n'est pas encore fixée, le programme est déjà allégé : Amérique du Sud, Indian Wells, Miami, et bien sûr Paris.
« Une douzaine de tournois, j'espère », confie-t-il. Mais la vraie bombe concerne sa vie d'après. Oubliez le coaching ou la télévision, Gaël a un autre plan.
L'avenir de Monfils est tout tracé et il surprend tout le monde. « Je travaillerai dans la finance. Ma femme Elina Svitolina continuera à jouer au tennis. Je serai à la maison avec ma fille, je ne voyagerai plus beaucoup. »
