« La décision du CIO ne change pas grand-chose. Le plus important, c'est le retour en Coupe du monde. »
Champion olympique du 50 km à Sotchi 2014, Alexandre Legkov accueille la levée de la suspension du ROC sans excès d'optimisme. Pour lui, la priorité est ailleurs : la réintégration des athlètes russes dans les phases finales de la Coupe du monde de ski de fond, seul vrai tremplin vers les JO 2030.
La levée de la suspension du ROC par le CIO a suscité des réactions contrastées en Russie. Alexandre Legkov, l'un des plus grands fondeurs russes de sa génération, champion olympique du 50 km à Sotchi 2014, ne cède pas à l'enthousiasme facile. Son analyse, publiée sur Championat.com, est lucide et directe.
Pour Legkov, la réadmission du ROC a une valeur essentiellement symbolique dans l'immédiat. La vraie question — celle de la compétitivité — se joue ailleurs, et bien avant 2030. Ce qu'il réclame, c'est le retour des fondeurs russes dans les phases finales de la Coupe du monde FIS dès la saison prochaine.
Il s'appuie sur un précédent récent pour étayer son optimisme sur la capacité de remontée rapide. Savely Korostelyov et Daria Nepryaeva avaient intégré la Coupe du monde en décembre dernier et étaient déjà en mesure de concourir pour les premières places aux JO de Milan-Cortina.
Le cadre est posé par Legkov — mais il connaît aussi la réalité du système. La décision du CIO laisse entière la liberté de chaque Fédération internationale de décider du retour des athlètes russes en Coupe du monde, de l'organisation de compétitions en Russie, et de l'utilisation du drapeau et des symboles nationaux.
La FIS devra donc trancher pour le ski de fond et ce processus sera long et certainement complexe, y compris en raison des conditions antidopage imposées par le CIO via l'ITA.
Autrement dit : la porte est entrouverte pour le ski de fond, reste à savoir si d'autres athlètes, en dehors de Korostelev et Nepryaeva, réussiront à la franchir.
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