C'est un doublé tricolore magnifique, mais c'est surtout une victoire sur le sort pour Emilien Jacquelin.
Deuxième derrière son compatriote Eric Perrot, le Dauphinois a signé un somptueux 20/20 au tir.
Une performance d'autant plus incroyable qu'il sort d'une semaine de calvaire physique, luttant contre la maladie depuis Ruhpolding.
Fièvre, oreilles bouchées et exploit
Sur la piste de Nove Mesto, Jacquelin n'était pas à 100%. Il a révélé avoir couru dans un état que le corps médical désapprouverait probablement.
« La semaine dernière, j’avais de la fièvre, les oreilles bouchées...Je l'ai senti en arrivant ici. Il y avait vraiment le contre-coup où le corps avait besoin de récupérer parce que quand on est malade.
Je pense qu’aucun médecin ne prescrit réellement de disputer deux Coupes du monde et de jouer les podiums pour guérir d’une maladie. »
La pièce manquante du puzzle
Malgré le "contrecoup" physique, Jacquelin a fait preuve d'une "patience" et d'un calme olympien face aux cibles pour aller chercher ce qui lui manquait : son tout premier podium en carrière sur l'Individuel.
« Il ne me manquait que ça dans ma carrière... J'avais fait pas mal de belles places, toujours des top 15. Donc au moins, c’est fait », savoure-t-il, au micro de la chaine l'Equipe.
En terminant à 41 secondes de la victoire, il prouve que même diminué, il reste un danger permanent pour les meilleurs.

