Quentin Fillon Maillet lève le voile sur la mutation de son sport !

Avec ses trois nouvelles médailles d'or glanées aux Jeux de Milan-Cortina, Quentin Fillon Maillet a porté son total à cinq sacres olympiques, faisant de lui l'athlète français le plus titré de l'histoire des Jeux d'hiver.

Mais pour atteindre et se maintenir à une telle altitude, le Jurassien a dû transformer radicalement son approche du métier. Fini l'époque où le biathlon laissait place à l'improvisation et aux troisièmes mi-temps.

L'obsession des gains marginaux

Interrogé sur l'évolution globale du circuit mondial, le patron des Bleus a dressé un constat sans appel :

Le niveau sur les skis a littéralement explosé ces dernières années, forçant les athlètes à se tourner vers des méthodes d'entraînement ultra-scientifiques.

« Plus les années passent, plus le niveau de ski est haut si je compare à mes débuts en Coupe du monde.

Ça ne veut pas dire que ce n’était pas difficile auparavant, mais les méthodes d’entraînement ont évolué.

On prend un peu exemple sur le cyclisme où chaque détail est pris en compte. La nutrition, le sommeil… » explique t'il au Dauphiné.

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La fin de l'insouciance

Cette hyper-professionnalisation a un coût humain : celui des petits plaisirs.

Si le biathlon était autrefois réputé pour sa convivialité en marge des compétitions, QFM avoue que le temps des festivités est bel et bien révolu pour ceux qui veulent gagner.

« Un exemple, lors de mes premières années ça faisait la fête de temps en temps. Maintenant on ne la fait presque plus.

Le sport évolue, il faut rester dans le wagon de devant et je pense avoir pris les bonnes décisions ces derniers temps pour rester très performant. »

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