Le rêve s'arrête en finale, les États-Unis à nouveau sacrés
Sur le parquet de Berlin, ce sont des scènes familières qui se sont rejouées : le drapeau américain autour des épaules, Team USA a imposé sa loi à la France (97-79) et est sacrée pour la 5e fois de rang championne du monde. Les Bleues ramènent néanmoins l'argent, leur 2e médaille mondiale et la première depuis le bronze de 1953.
Route vers la finale — Berlin
Les 4 vainqueurs de groupe sont exempts et attendent en quarts ; les 2e et 3e de chaque groupe s'affrontent en barrage croisé pour les rejoindre.
Finale — dimanche 13 septembre
Sur le parquet de Berlin, ce sont des scènes familières qui se sont rejouées : le drapeau américain autour des épaules, la sarabande était celle de Team USA. Contrairement à la finale olympique de Paris, perdue d'un point (66-67), les Françaises n'ont cette fois pas eu la balle d'égalisation dans les dernières secondes : les Américaines se sont imposées sans trembler, 97-79.
Les Bleues avaient pourtant cru au coup d'éclat. Loin d'être impressionnées, elles ont pris jusqu'à 14 points d'avance en début de rencontre (31-17, 13e minute), poussant même les observateurs à imaginer l'armada française capable de faire tomber le totem américain. Mais celui-ci est resté solidement campé au sommet de la planète orange : les Américaines ont fini par reprendre la main et se sont finalement imposées dans les grandes largeurs.
Team USA, octuple tenante du titre olympique et désormais quintuple championne du monde, reste invaincue depuis 72 rencontres en phases finales mondiales et olympiques — sa dernière défaite remontant à la demi-finale du Mondial 2006 face à la Russie (69-75). Côté français, cette médaille d'argent, la deuxième de l'histoire du basket féminin national et la première depuis le bronze de 1953, ne doit pas être galvaudée : les joueuses de Jean-Aimé Toupane laisseront toutefois un goût amer, elles qui ont longtemps opposé un visage fier et conquérant à l'armada américaine.
Petite finale — dimanche 13 septembre
L'Espagne décroche la médaille de bronze face à l'Allemagne, battue en demi-finale par la France samedi.
Demi-finale — samedi 12 septembre
Un remake — et une revanche — de la finale olympique de Paris 2024 face aux États-Unis (perdue 66-67), ou un classique contre l'Espagne ? C'est ce qui attend les Bleues ce dimanche à Berlin (20 heures, sur beIN Sports), où elles disputeront, pour la première fois de leur histoire, la finale de la Coupe du Monde. Avec à la clé, et à portée de main, ce qui serait l'un des plus grands exploits de l'histoire du sport français.
Grâce à ce succès sur l'Allemagne, les Bleues ont désormais la garantie de ramener de Berlin une seconde médaille mondiale, la première depuis le bronze de 1953. C'est déjà énorme, mais ce n'est sans doute pas de nature à satisfaire les « Baddies » qui, après le crève-cœur de Bercy aux JO de Paris, ne seront satisfaites que par l'or autour du cou.
Quarts de finale — jeudi 10 septembre
Une entame autoritaire guidée par Gabby Williams
Dès les premières possessions, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont imposé un rythme étouffant. En véritable capitaine, Gabby Williams (14 points, 7 rebonds) a montré la voie, parfaitement épaulée par une Leila Lacan particulièrement percutante en sortie de banc (12 points, 3 passes en seulement 17 minutes). Après quatre minutes de jeu, les Tricolores créaient déjà un premier break (14-7) sur une pénétration tranchante de Williams.
Malgré une réaction chinoise portée par les réussites consécutives de Xinyu Luo et un tir primé de Xu Han (21 points, 9 rebonds), la vista de Marine Johannès (15 points, 7 passes, 3 rebonds) a immédiatement redonné de l'air aux siennes. Tour à tour, Janelle Salaün (15 points, 6 rebonds) et Valériane Ayayi (8 points, 5 rebonds) ont bonifié les caviars de leur arrière pour consolider l'avantage tricolore dès la fin du premier quart-temps (28-20, 11e).
L'adresse extérieure fait voler en éclats le défi physique chinois
Pour tenter de renverser la situation, la Chine a aligné simultanément ses deux intérieures hors normes : Xu Han (2,05 m) et Zhang (2,24 m). Mais loin d'être intimidées par les centimètres adverses, les Françaises ont répondu avec une redoutable efficacité derrière l'arc. Des tirs à trois points signés Gabby Williams puis Carla Leite ont porté l'avance tricolore à onze longueurs (34-23, 13e).
En défense, Dominique Malonga (4 points, 9 rebonds) a livré un duel physique acharné pour repousser la géante adverse loin du cercle. Dès le retour des vestiaires, l'écart a rapidement atteint les vingt unités après un panier de Leila Lacan (51-31, 21e). Malgré un baroud d'honneur de Shuyu Yang (19 points, 5 passes), Marine Johannès et Janelle Salaün ont définitivement éteint tout suspense avec deux nouveaux missiles longue distance (68-41, 28e). En appliquant à la lettre l'alternance intérieur-extérieur réclamée par Jean-Aimé Toupane, la France s'est envolée vers un succès retentissant.
Les chiffres clés de cet exploit historique
Cette qualification éclatante consacre la maîtrise collective des Bleues :
- 1953 : la France n'avait plus atteint le dernier carré d'une Coupe du Monde féminine depuis 73 ans.
- +29 : l'écart final (90-61) en faveur des Tricolores, effaçant le revers subi face aux Chinoises en 2022.
- 15 points : le total des deux meilleures marqueuses françaises, Marine Johannès (7 passes) et Janelle Salaün (6 rebonds).
- 12 points en 17 minutes : le rendement précieux de Leila Lacan en sortie de banc.
Sur l'autre tableau, l'Espagne a sorti l'Australie (89-66) et rejoint les États-Unis en demi-finale, tandis que l'Allemagne a éliminé la Belgique (93-74) et héritait de la France samedi.
Barrages qualificatifs pour les quarts — mardi 8 septembre
Les 8 quarts de finalistes sont désormais connus. Australie, Hongrie, Chine et Allemagne rejoignent Espagne, USA, France et Belgique. Coup d'envoi des quarts jeudi 10 septembre.
Journée 4 — lundi 7 septembre (fin de la phase de groupes)
Journée 3 — dimanche 6 septembre (groupes C et D)
Journée 2 — samedi 5 septembre
Avec ce deuxième succès en deux sorties, les Bleues prennent la tête du groupe B avec 4 points, devant la Corée du Sud et la Hongrie (3 points chacune), et assurent d'ores et déjà leur billet pour les quarts de finale, une journée avant la fin de la phase de groupes.
Journée 1 — vendredi 4 septembre
Portées par un énorme premier quart-temps (29-11) lancé par un run de 16-0, les Bleues ont rapidement fait le break. Marine Johannès (17 points), Gabby Williams (17 points) et Dominique Malonga (17 points, 10 rebonds) ont ensuite géré tranquillement leur avance jusqu'au bout, laissant la star hongroise Dorka Juhász impuissante (10 points, préservée sur le banc en 2e mi-temps).
Classements finaux de la phase de groupes
Les 1ers de chaque groupe sont qualifiés directement pour les quarts de finale. Les 2e et 3e disputent un barrage croisé (voir la route vers la finale ci-dessus) pour la dernière place en quarts. Les 4e sont éliminés.
| # | Équipe | V/D | Pts |
|---|---|---|---|
| 1 | 🇪🇸 EspagneQF | 2/1 | 5 |
| 2 | 🇩🇪 Allemagne2e tour | 2/1 | 5 |
| 3 | 🇯🇵 Japon2e tour | 1/2 | 4 |
| 4 | 🇲🇱 Mali | 1/2 | 4 |
| # | Équipe | V/D | Pts |
|---|---|---|---|
| 1 | 🇫🇷 FranceQF | 3/0 | 6 |
| 2 | 🇭🇺 Hongrie2e tour | 2/1 | 5 |
| 3 | 🇰🇷 Corée du Sud2e tour | 1/2 | 4 |
| 4 | 🇳🇬 Nigeria | 0/3 | 3 |
| # | Équipe | V/D | Pts |
|---|---|---|---|
| 1 | 🇧🇪 BelgiqueQF | 3/0 | 6 |
| 2 | 🇦🇺 Australie2e tour | 2/1 | 5 |
| 3 | 🇵🇷 Porto Rico2e tour | 1/2 | 4 |
| 4 | 🇹🇷 Turquie | 0/3 | 3 |
| # | Équipe | V/D | Pts |
|---|---|---|---|
| 1 | 🇺🇸 États-UnisQF | 3/0 | 6 |
| 2 | 🇨🇳 Chine2e tour | 2/1 | 5 |
| 3 | 🇮🇹 Italie2e tour | 1/2 | 4 |
| 4 | 🇨🇿 Tchéquie | 0/3 | 3 |
La sélection française à Berlin
| Joueuse | Naissance | Taille | Poste | Sél. | Points (carrière) | Club 2025/2026 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pauline Astier | 15/02/2002 | 1,79 | 1 | 29 | 137 | USK Prague (Rép. Tchèque) / New York Liberty (WNBA) |
| Valériane Ayayi | 29/04/1994 | 1,84 | 3-4 | 171 | 1212 | USK Prague (Rép. Tchèque) / Phoenix Mercury (WNBA) |
| Marième Badiane | 24/11/1994 | 1,90 | 4-5 | 89 | 500 | Famila Schio (Italie) |
| Romane Bernies | 27/06/1993 | 1,70 | 1 | 75 | 239 | Basket Lattes-Montpellier |
| Aminata Gueye | 10/07/2002 | 1,90 | 5 | 9 | 45 | Saragosse (Espagne) |
| Marine Johannès | 21/01/1995 | 1,78 | 2 | 126 | 1254 | Galatasaray (Turquie) / New York Liberty (WNBA) |
| Leïla Lacan | 02/06/2004 | 1,82 | 1-2 | 41 | 247 | Basket Landes / Connecticut Sun (WNBA) |
| Carla Leite | 16/04/2004 | 1,75 | 1 | 4 | 36 | Saragosse (Espagne) / Portland Fire (WNBA) |
| Dominique Malonga | 16/11/2005 | 1,97 | 4-5 | 18 | 126 | Breeze BC (Unrivaled) / Seattle Storm (WNBA) |
| Janelle Salaün | 05/09/2001 | 1,88 | 3-4 | 44 | 413 | USK Prague (Rép. Tchèque) / Golden State Valkyries (WNBA) |
| Migna Touré | 19/12/1994 | 1,83 | 2-3 | 53 | 464 | Besiktas (Turquie) |
| Gabby Williams | 09/09/1996 | 1,80 | 3 | 55 | 649 | Fenerbahçe (Turquie) / Golden State Valkyries (WNBA) |
La liste des 12 joueuses a été dévoilée le samedi précédant la compétition par Alain Contensoux (Directeur Technique National), Céline Dumerc (General Manager de l'équipe de France féminine) et Jean-Aimé Toupane (entraîneur de l'équipe de France féminine), à l'issue de deux matches de préparation face à l'Italie à l'INSEP.
La Coupe du Monde de basketball féminin 2026 est terminée. Les États-Unis sont sacrés champions du monde pour la 5e fois consécutive, devant la France (argent) et l'Espagne (bronze).
