Elle porte le dossard jaune, elle monte sur la deuxième marche du podium, mais en coulisses, tout n'était pas rose.
Lou Jeanmonnot a consolidé sa place de leader mondial lors du sprint de Ruhpolding, mais elle a révélé avoir été rongée par une angoisse avant le départ.
La cause ? L'exigence impitoyable du pas de tir allemand.
« On sait qu'il faut bien tirer ici... C'était même une cause de stress ce matin. Il y avait un peu ce côté dans la tête : "il faut absolument tirer à 10 sur 10".
Je ne me sentais pas très bien à cause de ça parce que je me mettais une grosse pression. Ça a entamé un peu ma confiance. » explique t'elle au micro de l'Equipe.
L'intervention décisive du coach
Sentant la panique monter, la Française a eu la lucidité d'aller chercher de l'aide auprès de Cyril Burdet. Une discussion salvatrice.
« On y a passé un petit peu de temps quand même, mais grosso modo, il m'a dit "chaque chose en son temps" », raconte-t-elle. Ces mots simples lui ont permis d'activer son "super-pouvoir" : l'adaptation de dernière minute.
« Je ne vais pas commencer à imaginer ce que je vais ressentir au pas de tir alors qu'on est à une demi-heure de la course.
Mais je vais plutôt attendre les 5-10 derniers mètres avant de valider l'état d'esprit dans lequel je suis. »
« Finalement je suis très contente de ma 2e place, je me fais simplement battre par meilleure que moi aujourd'hui. Je n'ai aucun regret. »