Double médaillée d'or (Relais Mixte et Individuel), Julia Simon marche sur l'eau à Anterselva.
Mais derrière ce sourire radieux se cache une compétitrice féroce, au caractère bien trempé. Une force de la nature qui puise sa rage de vaincre dans une enfance marquée par la "bagarre".
« Je voulais toujours battre mon père »
D'où vient cette envie d'écraser la concurrence ? De la maison. Julia Simon révèle que son premier rival n'était autre que son père.
Une rivalité familiale qui a forgé la championne... parfois au détriment du reste de la fratrie.
« Mon père, il est très compétiteur dans sa tête aussi. Je voulais toujours le battre, faire la bagarre. Quand j'étais petite, c'était ça. Je pense que ce n'était pas facile pour mes sœurs. »
Un caractère assumé
On la dit parfois difficile, elle répond "déterminée". Julia Simon ne s'excuse pas d'être exigeante.
« Non, je pense que j'ai un fort caractère. Je sais où je veux aller », tranche-t-elle.
Mais ce caractère a besoin de jeu. Elle rend hommage à ses coachs (Jean-Paul Giachino, Frédéric Jean et Cyril Burdet) qui ont su canaliser cette énergie :
« J'adore la stratégie, j'adore m'amuser... J'avais l'impression de pouvoir jouer à chaque séance aussi. Ça répondait à toutes mes attentes. »
Ce mélange d'intransigeance et de plaisir ludique fait d'elle la biathlète ultime aujourd'hui.
Julia Simon ne court pas seulement pour participer, elle court pour "faire la bagarre", comme quand elle était gamine face à son père.