Après un hiver incroyable marqué par les Jeux olympiques, Simon Fourcade, l'entraîneur de l'équipe de France masculine de biathlon, s'est confié dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
Entre l'immense soulagement du devoir accompli et une émouvante fierté personnelle, l'ancien athlète savoure une consécration qu'il attendait depuis si longtemps.
Un défi titanesque pour relever une équipe en crise
Nommé il y a trois ans à la tête d'un groupe plein de promesses mais aussi en souffrance, le technicien jouait très gros dans le costume de coach principal.
« J'ai apprécié cet hiver, j'ai vécu de très grandes émotions sur cette olympiade. C'était ma première olympiade en tant qu'entraîneur », confie-t-il, mesurant le chemin parcouru.
« J'avais à cœur de la réussir. C'est notamment pour ces Jeux que j'avais été sollicité il y a trois ans. Ce n'était pas gagné d'avance.
Il a fallu restructurer une équipe pleine de talent qui avait du mal à se retrouver. »
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L'ombre de Martin et la délivrance absolue
Le pari est désormais plus que réussi. L'apothéose de cet hiver restera bien sûr l'exploit majuscule de ses hommes, partis décrocher l'or olympique relais.
« Cela a été un très gros soulagement de remplir la mission pour laquelle j'étais retenu. Il y avait une grande envie de répondre aux exigences que l'on m'avait confiées », souffle Simon Fourcade, libéré d'un poids immense.
Une récompense d'autant plus savoureuse qu'il l'a partagée avec tout son groupe :
« Et une satisfaction personnelle de réussir à aller chercher ce que personne n'avait réussi à obtenir avant avec le relais français, au bout du suspense, qui récompense le travail d'une équipe. »
Aujourd'hui, l'entraîneur a enfin trouvé sa propre lumière, comme il l'avoue avec beaucoup de pudeur :
« Avant, j'avais pu partager les médailles olympiques de mon frère Martin, de mes collègues, mais je n'avais pas l'impression de faire partie intégrante de leur réussite. Là, je pense que cela a été le cas. »
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