Plusieurs figures majeures du ski et du biathlon seront absentes des JO de Milan-Cortina 2026, pour des raisons variées, blessures graves, non-sélections ou performances insuffisantes.
Ski alpin féminin :
La Suissesse Lara Gut-Behrami (championne olympique de super-G), l’Italienne Marta Bassino (double championne du monde et lauréate de la Coupe du monde de géant) et l’Autrichienne Katharina Liensberger (championne olympique par équipes en 2022) manqueront les Jeux en raison de blessures sérieuses.
L’Américaine Lindsey Vonn, blessée récemment à Crans-Montana, reste quant à elle incertaine.
Pour Lara Gut-Behrami, 34 ans, ces JO représentaient probablement la dernière opportunité olympique. Sa saison a tourné court dès novembre : une chute violente lors d’un entraînement de super-G au Colorado lui a valu une rupture du ligament croisé antérieur et du ligament collatéral médial au genou gauche. Cette blessure pourrait même signer la fin de sa brillante carrière.
Marta Bassino, 29 ans, double championne du monde et vainqueure de la Coupe du monde de slalom géant en 2020-2021, voit elle aussi ses Jeux à domicile s’envoler.
Victime d’une grave fracture du plateau tibial du genou gauche début novembre à Val Senales, elle n’a pas encore repris la compétition, contrairement à sa compatriote Federica Brignone.
Katharina Liensberger a dû renoncer début janvier après un diagnostic accablant : fracture de la tête tibiale, rupture du ménisque et du ligament collatéral médial au genou droit.
La spécialiste du slalom, médaillée d’or mondiale en 2021 et championne olympique par équipes en 2022, tire un trait sur Milan-Cortina.
Ski alpin masculin :
L’équipe de France masculine arrive bien armée pour ces JO. Mais la concurrence interne a été impitoyable : Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet, deux piliers du ski tricolore, n’ont pas été retenus.
Pinturault, recordman français avec 34 victoires en Coupe du monde et trois titres mondiaux, voit s’échapper une quatrième participation olympique.
Muffat-Jeandet, longtemps parmi l’élite mondiale en disciplines techniques, subit le même sort, tout comme Thibaut Favrot, excellent spécialiste de slalom géant.
Aleksander Aamodt Kilde, le colosse Norvégien, gravement blessé à Wengen en janvier 2024, a officialisé son forfait à la veille du premier entrainement de descente prévu le 4 février.
A noter également l'absence du Suisse Justin Murisier, victime de la concurrence féroce qui règne au sein de son équipe.
Saut à ski :
Simon Ammann et Noriaki Kasai ont écrit des pages majeures de l’histoire olympique du saut à ski. Le Suisse de 44 ans et le Japonais de 53 ans rêvaient d’une participation supplémentaire pour entrer dans la légende.
Kasai, présent dès 1992 et détenteur de onze médailles olympiques, visait un record absolu avec une neuvième apparition. Il n’a toutefois pas réussi à se qualifier lors de sa seule Coupe du monde de l’hiver, à Sapporo en janvier.
Simon Ammann, double champion olympique (2002 et 2010) et surnommé le « Harry Potter des pistes », n’a pas été retenu par la Fédération suisse.
Malgré un meilleur total de points en Coupe du monde que Felix Trunz, la décision de rajeunir l’équipe l’a écarté. Il rate ainsi l’occasion d’égaler le record de huit participations détenu par Claudia Pechstein et Kasai.
Autre absence remarquée chez les Norvégiens : Halvor Egner Granerud, 29 victoires en Coupe du monde, champion du monde de vol à ski 2020 et vainqueur du Tournoi des Quatre Tremplins 2023, n’a pas su retrouver son meilleur niveau. Avec seulement trois top 10 cet hiver et aucun podium, il reste sur le banc.

Saut à ski féminin :
Chez les femmes, les deux meilleures sauteuses actuelles, l’Autrichienne Eva Pinkelnig et la Canadienne Alexandria Loutitt, manqueront les Jeux pour cause de blessures survenues sur le tremplin olympique de Predazzo en septembre 2025.
Toutes deux ont subi une rupture des ligaments croisés, les contraignant à une saison blanche. Pinkelnig compte six médailles mondiales, Loutitt est championne du monde 2023. Ces accidents ont d’ailleurs conduit à une reconstruction du tremplin.
Biathlon :
Le biathlon aligne généralement ses plus grands noms aux JO, même la Slovaque Anastasiya Kuzmina, 41 ans et triple championne olympique, disputera ses quatrièmes Jeux.
Trois champions du monde feront toutefois défaut : la Norvégienne Ida Lien (28 ans, titre mondial en relais 2021), son collègue Endre Stroemsheim (double médaillé d'or en 2025) et le Français Antonin Guigonnat (34 ans, titres en relais 2021 et 2023).
Lien a dû subir une opération du dos. Guigonnat, malgré une médaille d’or aux récents Championnats d’Europe, n’a pas réussi à s’imposer dans la très compétitive équipe de France.
Hors de forme, Stroemsheim a déjà mis un terme à sa saison. A noter encore les absences de Vebjoern Soerum, qui brillait la saison dernière en coupe du monde, de Sophie Chauveau et Gilonne Guigonnat.
Les équipes nationales de Russie et de Biélorussie, deux nations qui font partie de l'élite, restent privées de compétition.
Ski de fond :
Evidemment il faut parler là aussi de l'absence des Russes et surtout de ses leaders Alexander Bolshunov, le roi des derniers JO, et de Natalia Nepryaeva Terenteva, ancienne gagnante de la coupe du monde.
Leurs présences aux JO n'aurait pas été de trop pour venir concurrencer la Norvège. Une nation qu -i n'avais pas de place pour sélectionner le champion olympique et champion du monde Simen Hegstad Krueger !
Andreas Fjorden Ree, Didrik Toenseth, le jeune Lars Heggen et le médaillé olympique Français Clément Parisse sont également restés à la maison.