La tension monte d'un cran à Bormio. Après le deuxième entraînement de la descente olympique, les visages sont marqués.
La piste du Stelvio, réputée comme l'une des plus difficiles au monde, ne fait pas de cadeaux.
Maxence Muzaton et Nils Allègre ont livré leurs impressions à chaud avant la grande bataille prévue ce samedi.
Pour Muzaton, monté sur le podium à Kiztbuehel, la clé sera mentale. Sur une pente aussi vertigineuse, l'erreur est inévitable, mais la panique est interdite.
« C'est une piste où peu importe la ligne... c'est tellement raide tout le long que même s'il y a des erreurs, il faut continuer à pousser. La clé, elle est là-dedans : de ne pas s'affoler. »
Allègre et le piège du soleil
Habitués à skier à Bormio en décembre dans l'ombre, les skieurs découvrent une piste olympique baignée de lumière en février.
Un détail qui change tout selon Nils Allègre.
« Il y a plus de lumière, c'est ce qui change pas mal par rapport à d'habitude. Il y a des endroits où ça tape un peu... Physiquement, ça cogne aussi un peu. »
Les organismes sont déjà mis à rude épreuve. Un troisième entraînement est prévu demain, si la météo le permet, avant le grand saut vers la médaille samedi.
Pas cités parmi les grands favoris, que sont Odermatt, Paris, Von Allmen, Franzoni et Casse, les Tricolores auront l'avantage de se présenter au départ en tant qu'outsiders.