La tension est à son comble en Suède. Après un hiver cauchemardesque pour lui et ses coéquipiers, le jeune prodige Edvin Anger sort de son silence et lâche une véritable bombe : son avenir au sein de l'équipe nationale n'est plus du tout assuré.
Une descente aux enfers physique et sportive
Un mois après sa dernière apparition sur les skis, ponctuée par une décevante dixième place lors du sprint par équipes des Jeux Olympiques, le jeune homme de 22 ans a raconté la période très sombre qu'il vient de traverser.
Loin des pistes, son corps l'a lâché. « Je suis tombé malade. J'ai eu de graves problèmes à la trachée, puis une otite et de la fièvre. C'était vraiment dur », confie-t-il, amer.
S'il a depuis repris l'entraînement avec les championnats de Suède à Umeå en ligne de mire, la véritable urgence est ailleurs : de quoi son avenir sera-t-il fait ?
Le coup de gueule ravageur dans un podcast
C'est au micro du podcast Vallaboden qu'Anger a mis le feu aux poudres, ne cachant rien de son immense frustration.
« Après une saison aussi catastrophique, il est impératif de revoir toute l'organisation. Le mécontentement est palpable au sein du groupe. »
Des mots durs, cinglants, même s'il prend soin d'épargner ses entraîneurs Lars Ljung et Anders Högberg : « Ce n'est pas une critique à leur égard. Ils ont accompli un travail remarquable au fil des ans. »
Le constat reste implacable : l'équipe masculine est à la dérive et a besoin d'un électrochoc.
C'est là qu'Edvin Anger dégaine sa carte maîtresse : la possibilité vertigineuse de quitter définitivement le giron fédéral.
« S'il y a des choix au sein de l'équipe qui ne me convainquent pas, c'est tout à fait envisageable. »
Assez riche pour monter sa propre équipe privée
Et attention, ce n'est pas une vaine provocation en l'air. Edvin Anger figure parmi les athlètes suédois les plus bancables.
Fort d'un portefeuille de sponsors XXL, il dispose d'une force de frappe financière redoutable qui lui permettrait de claquer la porte pour créer sa propre structure indépendante.
« Mes ressources financières me permettent de faire des investissements personnels », lâche-t-il, sûr de sa force.
Son avenir avec son propre entraîneur personnel, Lars Ljung, est lui aussi en suspens. « Rien n’est encore certain que nous continuerons. Mais je ne serais pas là sans lui. »
La décision finale ne sera prise qu'à l'issue de la saison, après un grand débriefing.
Mais la fronde d'Anger met en lumière un malaise bien plus profond au sein de l'équipe masculine suédoise qui n'est plus que l'ombre d'elle même depuis beaucoup trop longtemps.
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