La descente la plus brutale de l'histoire  olympique

Oubliez la carte postale des Dolomites, la piste du Stelvio à Bormio est un véritable monstre.

C'est l'avis unanime des experts, dont l'Allemand Felix Neureuther, qui n'hésite pas à la qualifier de « descente la plus brutale du calendrier ».

Ici, on ne joue pas seulement pour une médaille, on joue sa peau.

« C'est un spectacle grandiose, au même niveau que Kitzbühel ou Wengen... Mais c'est une lutte pour la survie où les athlètes sont poussés à leurs limites physiques. »

Le spectre du drame de Sarrazin

La cruauté de cette piste n'est pas une légende. Elle est marquée dans la chair des skieurs. En 2024, notre champion Cyprien Sarrazin y a vécu l'horreur.

Victime d'une chute terrifiante ici-même, Sarrazin a passé six jours dans le coma avec des hémorragies cérébrales.

Il a dû subir une craniotomie pour une plaie « de la taille de trois cartes de crédit ». Aujourd'hui encore, il se bat pour revenir. 

L'anatomie de la Stelvio

Pourquoi Bormio est-elle si effrayante ? C'est une accumulation de terreur pendant deux minutes sans répit.

  • Le Départ : Une pente à 63%. C'est le mur le plus raide du monde pour s'élancer.
  • La Carcentina : Le juge de paix. Une traversée glacée et accidentée où la moindre faute de carre est fatale.
  • San Pietro : Un saut monstrueux de 40 mètres dans le vide où les skieurs atteignent 140 km/h à la réception.
« Il n'y a pas de répit. C'est extrêmement éprouvant, la surface reste glacée et accidentée. »

Ceux qui franchiront la ligne d'arrivée entiers seront déjà des héros. Le vainqueur, lui, sera une légende.

Une descente à ne manquer sous aucun prétexte, à suivre samedi matin, 11h25, sur France TV, RTS et Eurosport.

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