Johannes Høsflot Klæbo et Frida Karlsson ont brillé à Val di Fiemme, mais leur sacre a eu lieu dans une ambiance de kermesse de village, et encore on est gentil.
On retrouve la même chose pour le ski alpin avec des tribunes pas tellement garnies et pour le saut à ski.
C'est le constat amer dressé par de nombreux observateurs. Fini les grandes cérémonies nocturnes sur une "Medals Plaza" noire de monde.
À Milan-Cortina, on expédie les médailles un peu trop à la va-vite au stade, sur des estrades douteuses.
« Des imbéciles de bureau à Milan »
L'attaque la plus virulente est venue de Petter Skinstad, expert ski pour la chaîne norvégienne TV2. Il n'a pas mâché ses mots pour décrire ce qu'il qualifie de mascarade.
« C'est ridicule. Ça ressemble plus à une course de coupe du monde qu'aux Jeux olympiques... C'est une véritable version Temu d'une cérémonie !
Le podium a l'air d'avoir été bricolé par une classe d'école italienne, et les mâts sont si courts que le drapeau flottait déjà au sommet bien avant la fin de l'hymne national. C'est tout simplement comique. »
Pour l'expert, la faute revient aux organisateurs : « Des imbéciles de bureau à Milan ont décidé que ça devait se dérouler dans le stade, dans des conditions dégoûtantes », alors que la Marcialonga réussit des fêtes grandioses au même endroit.
Les athlètes gênés aux entournures
Du côté des médaillés, on tente de rester diplomate, mais le cœur n'y est pas totalement. Frida Karlsson, médaillée d'or, a dû chercher son drapeau du regard.
« Le podium était un peu bas... Oui, les mâts étaient un peu en désordre. On ne les voyait pas vraiment », a-t-elle admis.
Pour les athlètes l'essentiel est évidemment ailleurs avec la performance sportive qui prime et les médailles qui sont de toute façon autour de leur cou, mais on peut vraiment regretter ce choix de l'organisation.
Les cérémonies en soirée, devant une foule immense, des hymnes repris par des milliers de fans, donneraient une toute ambiance dans toutes les stations qui accueillent les JO.
« Après des JO marqués par le Covid et les guerres, Milan-Cortina devait être la fête du renouveau et voilà qu'on gâche l'occasion de leur donner l'envergure qu'ils méritent », conclut Skinstad.
