La liste est tombée comme un couperet, laissant certains athlètes au sommet du bonheur et d'autres au fond du gouffre.
Parmi les absents de la sélection française pour Milan-Cortina, la fondeuse Dauphinoise Juliette Ducordeau a pris la parole, via son compte Instagram.
Pas de langue de bois, juste l'immense douleur de sacrifices réduits à néant.
Déjà recalée en 2022, elle avait pourtant tout mis en œuvre pour ne pas revivre ce cauchemar. En vain.
« J'ai mis mes études entre parenthèses »
Juliette Ducordeau a livré un témoignage touchant sur l'envers du décor du sport de haut niveau.
« Je n’ai jamais fait autant attention à ma récupération, à mon alimentation, à mon sommeil. J’ai mis mes études entre parenthèses pour me consacrer à ce projet.
Le constat est brutal et amer. Je n’ai simplement pas été au niveau. »
C'est là que le message devient déchirant. Au-delà de la déception immédiate, c'est la réalisation que le train est peut-être passé pour toujours.
« Je vais manquer deux semaines de compétition. Mais pour moi, c’étaient les deux semaines les plus importantes de ma vie.
Celles dont on rêve enfant. Celles que je ne vivrai peut-être jamais. »
Malgré la douleur, elle a tenu à écrire ces mots, « pas faciles » à coucher sur le papier, par respect pour ceux qui l'ont soutenue.
La Haut Savoyarde Léna Quintin, meilleure sprinteuse Tricolore ces dernières années, a elle aussi manqué le train pour les JO.