⛷️ Ski alpin·Eurosport Allemagne

Elle ne lâchera rien, ni le slalom ni la descente. Emma Aicher, deuxième du classement général l'hiver dernier, repart cet hiver sur les quatre disciplines. Dans un entretien à Eurosport, l'Allemande regrette le choix de l'Américaine d'alléger son programme et ne cache plus son ambition : le gros globe.

« Je ne m'ennuie jamais »

Deuxième du classement général de la Coupe du monde, double médaillée olympique : Emma Aicher sort d'un hiver qui l'a installée parmi les toutes meilleures. Et la jeune Allemande n'a aucune intention de changer de recette. Interrogée par Eurosport Allemagne, elle confirme qu'elle repartira cet hiver sur les quatre disciplines, du slalom à la descente.

« J'adore le ski et j'aime sa variété. Slalom aujourd'hui, descente demain : je ne m'ennuie jamais. J'ai besoin de cette variété, de cette sensation de toujours découvrir quelque chose de nouveau. C'est comme ça que je progresse. » Emma Aicher

Mieux, elle y voit un vrai bénéfice technique : selon elle, le travail en géant nourrit aussi sa descente. Seule concession possible, quelques impasses en cours de route, si le corps le réclame.

« Je verrai comment ça se passe pendant la saison et si je dois faire l'impasse sur certaines courses. Mais je n'ai pas l'intention de changer quoi que ce soit. » Emma Aicher

Shiffrin moins présente en slalom ? « Dommage »

C'est là que l'Allemande prend le contre-pied de Mikaela Shiffrin. L'Américaine, qui a dominé l'hiver dernier, souhaite alléger son programme et disputer moins de slaloms. Aicher, elle, assume un calendrier jugé surchargé par certains, qui s'enchaîne sans pause dès la mi-novembre.

« Le calendrier est chargé, les courses s'enchaînent sans interruption à partir de la mi-novembre. Mais ça me plaît. Et tant que je prends plaisir à courir dans les quatre disciplines, pourquoi pas ? »
« Je trouve dommage que Mikaela ne veuille plus participer à tous les slaloms. Mais si elle domine autant que l'an dernier, il faudra absolument être à la hauteur. » Emma Aicher

Le gros globe, « à un moment donné »

Après sa folle remontée de l'hiver dernier, la question du gros globe se pose forcément. Aicher refuse de s'enflammer, sans pour autant cacher son ambition.

« J'essaie de me concentrer sur mon ski et de voir comment et où je peux progresser. Je ne peux pas influencer les autres, elles feront ce qu'elles veulent. À la fin de la saison, on verra. Mais à un moment donné, remporter le classement général de la Coupe du monde sera assurément un objectif pour moi. » Emma Aicher

Sa saison passée ? Elle n'y pense déjà plus.

« Je suis fière de ce que j'ai accompli. Mais dans le sport, tout va très vite, et je n'y penserais même pas si on ne m'en parlait pas. Tout recommence à zéro à chaque nouvelle saison. » 

Saalbach, le déclic

Le moment où tout a basculé, Emma Aicher le situe aux Mondiaux de Saalbach, en 2025. Elle y était arrivée sans le moindre point en Coupe du monde dans les disciplines de vitesse.

« Je me suis dit : « Peu importe, il faut juste skier. » Et ça a marché. J'ai compris que je devais me concentrer sur moi-même et sur mon propre ski. » 

Sölden, la pente qui lui résiste

Avant de retrouver les courses, l'Allemande a vécu un long été : pas de ski entre la fin de saison, en mars, et fin juillet, mais six jours d'entraînement physique par semaine. Prochaine étape : le géant d'ouverture de Sölden, le 24 octobre, une piste qui ne lui sourit pas toujours.

« L'ambiance est vraiment géniale. La course est difficile pour moi, j'ai toujours un peu de mal avec la partie raide. Mais j'espère que je m'amuserai davantage cette année. » Emma Aicher
⛷️ Emma Aicher en bref
   
Nationalité 🇩🇪
Saison 2025-26 2e du classement général de la Coupe du monde
JO Milan-Cortina 2026 2 médailles
Programme 2026-27 Les quatre disciplines
Première course Géant de Sölden, 24 octobre

Avec des Mondiaux à Crans-Montana en février, la saison s'annonce « encore plus spéciale », dit-elle. Et une chose est sûre : la pause a assez duré.