🎯 Biathlon·Le Dauphiné

Un seul Français à ses côtés en finale dimanche, cinq Norvégiens sur six : après Munich, l'entraîneur des Bleus Simon Fourcade reconnaît des regrets. Seul Éric Perrot a tenu son rang.

Le Loop One Festival de Munich a servi de premier test grandeur nature, et le verdict n'est pas flatteur pour l'équipe de France masculine. À part Éric Perrot, deux fois sur la troisième marche, les Bleus n'ont pas pesé.

Au Dauphiné, l'entraîneur Simon Fourcade ne s'est pas caché derrière la fatigue.

« Dans l'ensemble, il y a des regrets de ne pas avoir pu placer plus de biathlètes en finale. » Simon Fourcade, entraîneur de l'équipe de France

🇳🇴 Cinq Norvégiens sur six, un constat qui pique

Samedi, seuls Émilien et Fabien Claude avaient accompagné Perrot en finale. Dimanche, Damien Levet était le seul Tricolore à ses côtés. En face, la Norvège a placé presque tout son monde.

« Quand je vois que cinq Norvégiens sur six y sont, ils ont des raisons de se satisfaire que nous, on n'a pas. » Simon Fourcade

Les Bleus sortaient de trois semaines de stage en altitude, et la plupart ont reconnu être arrivés à Munich très fatigués. Les chronos l'ont confirmé.

Seul Perrot a échappé à la règle, troisième dimanche derrière Ponsiluoma et Christiansen après l'avoir déjà été samedi.

🎯 « Il faut répondre présent dans ces moments-là »

Pour Fourcade, ce format court a valeur de leçon. Il ressemble aux rendez-vous qui comptent vraiment dans une saison, ceux où il n'y a pas de seconde chance.

« Je pense que les athlètes doivent comprendre que ce format est vraiment intéressant pour performer sur des courses d'un jour. Ici, on n'a pas le choix, il faut être précis et très intense sur un court moment. » Simon Fourcade
« Ce n'est pas comme une saison de biathlon où les courses s'enchaînent et où on a la possibilité d'en réussir une 35 fois par saison. Ce qui donne 4-5 courses qui sortent du lot. Il faut répondre présent dans ces moments-là. » 

🧭 « Je ne suis pas inquiet »

Le coach refuse pourtant de dramatiser, à un peu plus d'un mois de la reprise de la Coupe du monde.

« Cependant je ne suis pas inquiet parce qu'il nous reste encore beaucoup de courses pour travailler et diffuser cet état d'esprit au sein de l'équipe. » Simon Fourcade

Le chantier est réel, notamment en vue des relais : sans Émilien Jacquelin cet hiver, la densité derrière Perrot sera scrutée dès les premières courses.

Tous les résultats de Munich sont sur notre page Loop One Festival, et le détail des séries dans notre article sur les qualifications messieurs.