Les succès ne lui suffisent pas. Entraîneur de l'équipe de France féminine de biathlon, la plus titrée du circuit ces dernières saisons, Cyril Burdet estime que son groupe peut aller encore plus haut. Sur le site de l'IBU, il explique pourquoi il veut changer ses méthodes, et comment il compte faire grandir chacune de ses athlètes.
« Nous avons un an pour rectifier le tir »
Pour l'entraîneur, la réussite des derniers hivers n'est pas une garantie. Elle impose au contraire de remettre la méthode en question.
Il ne prétend pas savoir comment l'hiver tournera. C'est justement ce qui l'intéresse.
Les anciennes face aux jeunes loups
Burdet attend beaucoup de la concurrence interne. Aux côtés des cadres comme Julia Simon ou Lou Jeanmonnot, une nouvelle génération pousse, à l'image d'Océane Michelon.
Le mental autant que les jambes
Sa méthode ne se limite pas aux charges d'entraînement. Il dit consacrer autant d'attention à la personnalité et à l'état d'esprit de chacune qu'à la préparation physique.
Partir des points forts
C'est sa marque de fabrique : faire franchir un palier à des athlètes déjà très performantes, en partant de ce qu'elles font de mieux.
| Principe | En pratique |
|---|---|
| Ne pas se reposer sur les succès | Changer ce qui doit l'être, même quand tout fonctionne |
| Individualiser | Partir des points forts de chaque athlète |
| Cibler les marges | Tir pour les unes, ski pour les autres |
| Travailler le mental | Suivi individuel physique et émotionnel |
Cap sur Kontiolahti
Le groupe A termine actuellement son stage de Ramsau, jusqu'au 16 octobre. Une partie des Bleues enchaînera avec le Loop One Festival de Munich, avant l'ouverture de la Coupe du monde 2026-2027, le 26 novembre à Kontiolahti. Justine Braisaz-Bouchet, qui s'entraîne à l'écart du groupe, doit le retrouver en novembre.
