C'est la magie absolue du biathlon. Il y a quatre ans, aux Jeux de Pékin, elle terminait bonne dernière du sprint, dans l'anonymat le plus total.
Aujourd'hui à Milan-Cortina, elle monte sur le podium olympique aux côtés des reines françaises Julia Simon et Lou Jeanmonnot.
À seulement 22 ans, Lora Hristova a écrit l'une des plus belles pages de l'histoire du sport bulgare en décrochant le bronze sur l'Individuel 15km.
« Un visage hébété de bonheur »
Sur le podium, son sourire disait tout. Intimidée par l'attention médiatique soudaine, Hristova semblait vivre un rêve éveillé.
Et pour cause : elle succède aux légendes de son pays, Ekaterina Dafovska (Or en 1998) et Irina Nikulchina (Bronze en 2002), dernières médaillées olympiques en biathlon.
« J’ai commencé le biathlon à 11 ans et, depuis, j’ai toujours rêvé d’une médaille olympique.
Aujourd’hui, j’y suis parvenue... Quand j’ai réalisé que c’était devenu réalité, j’étais folle de joie. D’une certaine manière, j’ai même ressenti un soulagement. »
La métamorphose incroyable
Comment passe-t-on de la lanterne rouge olympique au bronze en quatre ans ? Par un travail acharné.
Déjà 13e aux derniers Mondiaux, Hristova a franchi un cap mental monumental.
« J’aborde la ligne de départ avec beaucoup plus de confiance qu’auparavant. Chaque année, je travaille dur... avec l’objectif de vraiment rivaliser avec ces athlètes de haut niveau », explique-t-elle.
Au-delà de sa performance, Hristova pense déjà à l'héritage :
« Je suis surtout heureuse car je sais que c'est important pour mon pays... J'espère que ce résultat pourra inspirer certains jeunes à poursuivre leurs rêves. »
