Ce n'est que dans l'ultime liste du CNOSF, à moins de deux semaines de la cérémonie d'ouverture, que le nom de Joséphine Pagnier est apparu.
La leader du saut à ski français a eu chaud, très chaud.
Après « 18 mois compliqués », la Franc-Comtoise de 23 ans a sauvé sa tête grâce à une 6e place salvatrice au Japon, juste avant le gong.
Mais alors qu'elle s'apprête à disputer ses deuxièmes Jeux, elle fait une déclaration assez étonnante sur sa gestion mentale.
On pourrait croire que l'expérience de Pékin (où elle avait fini 11e à 19 ans) la rendrait plus sereine. Pas du tout. Et c'est exactement ce qu'elle cherche !
« C'est autant stressant qu'aux JO 2022 ! J'ai beau avoir participé à 4 ou 5 Mondiaux, je suis très stressée à chaque fois.
Mais moi, j'aime beaucoup être stressée, sinon je ne ferais pas ça. » explique t'elle sur Ici Jura
La "pression positive" comme moteur
Pour Pagnier, la boule au ventre n'est pas un frein, c'est du carburant. Elle appelle ça la « fameuse bonne pression ».
Celle qui permet de s'adapter à tout, comme elle l'avait fait en Chine malgré le Covid et la météo extrême : « J'ai kiffé comment j'ai abordé ces Jeux particuliers, d'en faire un jeu, quoi. »
Malgré ces derniers mois compliqués, la flamme est intacte :
« Depuis que je suis petite, ça me met des étoiles dans les yeux dès que je regarde les Jeux. Rien que le fait d'y être... il faut profiter. »