Depuis le début de cette saison, les exploits de la jeune Maren Kirkeeide, fabuleuse troisième du général de la coupe du monde, ont fait les grands titres de la presse nationale, mais derrière elle, c'est le désert.
Ingrid Tandrevold, à ce jour, n'est que l'ombre d'elle même et depuis la retraite de Tiril Eckhoff et Marte Roeiseland, elle n'a jamais pu tenir son rôle de nouvelle leader, qui ne colle guère à sa personnalité !
Et sinon, pas grand chose à se mettre sous les dents. Juni Arnekleiv, Marit Skogan, que tout le monde à déjà oublié, ont brillé par moments avant de retomber dans l'anonymat et Karolin Knotten ne représente plus l'avenir.
Cet hiver on voit tout de même apparaitre du mieux chez Marthe Johansen et puis c'est tout.
D'ailleurs le niveau moyen des Norvégiennes n'a plus rien d'affolant, au point de voir le staff sélectionné seulement 4 filles pour Nove Mesto, faute de candidates sérieuses, dont la débutante Guro Ytterhus.
Pourquoi ce manque de relève ?
Les réponses ne sautent pas aux yeux car la base de pratiquantes en compétition est élevée.
Est ce le choix volontaire et assumé de ne pas développer les athlètes trop vite en se fichant un peu des compétitions juniors ? Est ce un manque d'investissement chez certaines ? Un niveau d'exigence trop faible ?
Pourtant les courses nationales donnent lieu à de belles batailles mais une fois en IBU Cup, il est rare de voir les Norvégiennes terminent dans le Top 10.
Alors en coupe du monde n'y pensez pas ! Les Oeygaard, Femsteinevik, Erdal, Dokken, Skrede n'ont rien montré cet hiver, ni les années précédentes.
Plus inquiétant, ces filles sont loin des meilleures en terme de précisions au tir et surtout sur les skis.
Il est tout de même incroyable de voir la seule Maren Kirkeeide typée comme une biathlète rapide dans cette équipe.
On va aller plus loin en disant que ce n'est pas normal de perdre autant de temps sur la piste quand on est Norvégienne.
Depuis quatre ans le staff n'a pas changé et on a vu aucun progrès, aucune fille n'a percé en dehors de la surdouée Kirkeeide et c'est difficile à comprendre.
Tout cela se passe avec une complaisance médiatique assez incroyable dans ce pays où seule la victoire compte. Les fondeuses se font pourtant remonter les bretteles pour moins que ça.
Et la Fédération Norvégienne ne semble pas inquiète, du moins publiquement, mais elle ferait bien de l'être car le retard sur la France et la Suède ne va pas se rattraper en claquant des doigts.