Ce jeudi matin, la France s'est réveillée avec une certitude : ses biathlètes féminines sont intouchables.
Officielles championnes olympiques du relais, elles ont laissé observateurs et adversaires pantois.
Parmi eux, Marie Dorin-Habert. L'ancienne star tricolore, médaillée d'argent en 2010 et de bronze en 2018 dans cette même discipline, mesure mieux que quiconque l'exploit monumental accompli sur les pistes italiennes.
« Ne surtout pas banaliser cette moisson »
Consultante pour France Télévisions, la championne a tenu à alerter le public : ce que réalisent les Bleues n'a rien de normal.
« On savait qu'elles étaient très fortes, mais elles continuent de nous épater. On a une fausse impression de facilité quand on voit une course comme celle-là.
Il ne faut surtout pas banaliser la moisson de médailles qui est en train de se produire. »
L'écrasement de la concurrence
Au-delà du talent individuel des relayeuses, Dorin-Habert pointe le travail titanesque de l'encadrement qui a permis de construire cette hégémonie « petit à petit ».
Le résultat est glaçant pour les autres nations, réduites au rang de simples figurantes.
« On a l'impression qu'il n'y a personne chez les dames », lâche-t-elle avec une franchise désarmante.
« Ce n'est pas péjoratif, c'est juste qu'elles ont pris l'ascendant. On a l'impression qu'elles sont seules au monde. »
