🚴 Cyclisme · Emilien Jacquelin 🇫🇷 

Jacquelin avant sa première course pro en août : « Je pense être prêt »

14 ans sans course cycliste. Désormais sous les couleurs de NewGen Decathlon CMA-CGM à partir du 1er août, Emilien Jacquelin se confie sur ce qui distingue radicalement le peloton du biathlon — et sur ce qu'il contrôle, et ce qu'il ne peut pas encore prévoir.

sa fracture de la clavicule est désormais derrière lui. Emilien Jacquelin, grand Monsieur du biathlon, prépare désormais sa première course professionnelle cycliste, prévue en août avec Decathlon CMA-CGM. 

Je pense être prête pour une course en août. Je ne sais pas si l'équipe me jugera prêt, c'est ce qui fait le mystère. Comme en hiver, le jour de la course sera le plus important, je me concentre sur ça. Emilien Jacquelin 🇫🇷

Le choc des cultures entre biathlon et cyclisme, il le décrit avec une précision qui trahit le sportif d'élite habitué à analyser ses efforts.

Mon travail consiste maintenant à rouler 5 heures à un rythme soutenu après 4 heures d'effort. En biathlon, j'ai 30 minutes d'échauffement, une heure et demie d'effort intense, je récupère et je rentre. C'est très différent. C'est moins éprouvant mentalement que le tir. Emilien Jacquelin biathlonworld

La dernière phrase est la plus frappante. Le tir en biathlon, cette discipline du silence absolu, de la gestion du souffle et de la pression à 50 mètres est selon lui plus épuisant mentalement que de naviguer dans un peloton professionnel. 

Je ne sais pas ce qui va se passer en course. Je peux contrôler certaines choses : m'entraîner dur chaque jour, bien m'alimenter, bien dormir, optimiser mon intensité et travailler ma technique pour être plus détendue sur le vélo. Personne ne sait comment je vais réagir dans le peloton. C'est le plus grand défi. Si je suis en course demain, je serai pleinement concentré. Emilien Jacquelin