« J'étais une machine, j'ai failli me briser » 

C'est une Lisa Vittozzi changée, plus mûre mais aussi plus dangereuse, qui s'apprête à défier le monde à Milan-Cortina.

Dans une interview vérité donnée à la Gazzetta dello Sport, la star italienne est revenue sans fard sur sa traversée du désert.

Après une blessure au dos qui l'a forcée à tout arrêter, elle a dû faire le deuil de son ancienne vie d'athlète pour survivre. Le récit d'une résurrection.

La chute : "Le moral est tombé très bas"

Le corps a ses limites que l'ambition ignore parfois. Vittozzi l'a appris à ses dépens.

Quand son dos a lâché, ce n'était pas seulement une douleur physique, c'était un effondrement mental.

« J’ai ressenti que mon dos ne me permettait plus de m’entraîner... Et forcément, en sachant que je ne pourrais pas revenir en compétition, le moral est tombé très bas », confie-t-elle.

L'addition salée : "J'étais une machine"

C'est la phrase choc de cet entretien. Lisa Vittozzi ne s'est pas ménagée durant des années, jusqu'à l'implosion. Elle admet aujourd'hui avoir payé le prix fort de son obstination.

« Avant, je ne l’écoutais pas vraiment, j’étais une machine qui allait toujours à fond.

Aujourd’hui, je prends le temps de me reposer quand il le faut, parce que le corps et l’esprit finissent toujours par te présenter l’addition. »

"Je deviens une tigresse"

Mais ne croyez pas que cette sagesse nouvelle a éteint sa flamme. Au contraire.

À l'approche des Jeux olympiques à la maison, Vittozzi annonce la couleur. La "machine" est morte, vive la "Tigresse" !

« À la maison je suis quelqu’un de très simple, mais quand je porte un dossard, je me transforme. En course, je deviens une tigresse », prévient-elle.

La concurrence est avertie : pour Milan-Cortina, la prédatrice est de retour.

« Les moments difficiles font grandir plus que les moments positifs. » C'est avec cette certitude qu'elle aborde le plus grand défi de sa carrière : gagner l'Or devant son peuple.

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