Lou Jeanmonnot, la vie en jaune avant le rêve olympique
C'est avec la tunique de leader de la coupe du monde sur les épaules que Lou Jeanmonnot entame cette année 2026.
Impériale au Grand-Bornand juste avant la trêve, la Française va débarquer à Oberhof avec un statut confirmé, une carabine réglée au millimètre et désormais la certitude d'avoir les nerfs assez solides pour viser l'Olympe.
Mais plus que les statistiques, c'est la manière dont elle a géré la ferveur du Grand-Bornand en décembre qui a marqué les esprits.
À domicile, sous une pression populaire étouffante, elle a cette fois rendu une copie quasi parfaite : 2e du sprint, lauréate de la poursuite et dauphine sur la mass-start. Trois courses, trois podiums.
Pour Jeanmonnot, cette étape française n'était pas seulement une fête, c'était un test de maturité grandeur nature avant les Jeux de Milan-Cortina.
« À mes yeux, c'est ce qui se rapproche le plus des Jeux qui arrivent », confiait-elle, lucide, après ses exploits haut-savoyards.
« C'est comme un exercice, en termes d'émotions, d'intensité et de stress. Je n'ai jamais vécu de JO, donc c'est ce que je peux utiliser de plus proche. Et je suis fière d'avoir validé cet exercice-là en gagnant. »
La validation du staff
Cette capacité à transformer la pression en performance n'a pas échappé à l'encadrement des Bleus.
Cyril Burdet, l'entraîneur de l'équipe de France, observe avec satisfaction l'évolution mentale de sa protégée, capable désormais d'assumer le poids du maillot jaune sans trembler.
« Ça ne fait aucun doute qu'elle est capable de faire face à ces situations », analyse le technicien. « Sur cette semaine au Grand-Bornand, elle l'a fait trois fois, dont une fois avec le maillot jaune qui était encore parmi les choses qui lui trottaient dans la tête. »
Sa façon de gérer la pression au Grand Bo c'est un excellent signal pour en faire de même aux JO mais Burdet prévient : « Le biathlon, c'est une remise à zéro permanente et il faudra remettre le couvert au moment venu. »