Le roi n'a pas l'intention de lâcher son trône. Alors que certains spéculaient sur la suite de sa carrière, Johannes Høsflot Klæbo a mis fin au suspense avec une déclaration fracassante.
Le Norvégien ne vise rien de moins que les Jeux Olympiques d'hiver 2030, qui se tiendront à domicile pour les Français, dans les Alpes, sur le site de La Clusaz.
Loin d'être une vague promesse, c'est un engagement contractuel. Le champion a structuré son avenir financier et sportif autour de cette échéance hexagonale.
« Oui, j'ai signé des contrats de sponsors pour 5 ans. J'aime les plans à long terme. Ce qui me motive, c'est qu'en 2030, ce sera en altitude. »
Klæbo a déjà repéré le terrain. Les épreuves olympiques de 2030 se dérouleront sur le Plateau des Confins, au-dessus de La Clusaz.
Un site exigeant, situé en altitude, qui correspond parfaitement à la "science" du Norvégien, réputé pour ses préparations méticuleuses et ses stages en haute montagne.
« Entendre dire que je deviens plus lent me motive »
Lucide, Johannes Klæbo sait que le temps joue contre son explosivité légendaire. À l'horizon 2030, il aura 33 ans. Sera-t-il toujours le sprinteur intouchable ? Peut-être pas, mais il prépare déjà sa mutation vers les épreuves de distance.
« J'ai aussi dit que plus je vieillis, plus il sera dur de maintenir mes fibres musculaires rapides, donc je me concentrerai peut-être plus sur la distance. Mais entendre dire que je deviens plus lent me motive à prouver le contraire. »