C'est la libération totale pour le groupe masculin. Après des années à courir après ce titre maudit, les Bleus sont Champions Olympiques.
À la tête de cette meute, Simon Fourcade a laissé éclater sa joie, révélant la mentalité de guerriers qui a habité ses athlètes, loin des caméras, dans la douleur de l'effort.
L'enfer d'Eric Perrot à l'arrivée
Pour décrocher l'Or, il a fallu aller au bout de soi-même. Le dernier relayeur, Eric Perrot, a payé le prix fort. Le coach décrit une scène saisissante à l'arrivée.
« Ça se termine avec Eric qui a fini blanc comme un cachet d’aspirine, qui est allé vomir dans un seau à l’arrivée et qui a mis 20 minutes à se remettre.
En fin de réunion, j’ai fait mon speech et Eric a dit qu’on était des chiens... »

La magie du « biathlon champagne »
Simon Fourcade a aussi salué le coup de folie d'Émilien Jacquelin, surnommé le "biathlon champagne" pour son côté imprévisible.
« Ça peut aller dans le tout bon et le tout mauvais.
Et aujourd’hui il a remis l’équipe sur le devant de la scène dans des conditions qui n’étaient pas forcément idéales », analyse-t-il au micro du Dauphiné.
« Le relais, c’est quelque chose de grand. C’est la récompense du collectif.. Ça fait longtemps qu’on courrait après.
Arriver à aller chercher ce titre, c’est un beau moment pour le biathlon français.»
L'ombre et la lumière des frères Fourcade
L'histoire est belle : c'est Martin Fourcade qui a remis la médaille à une équipe où Quentin Fillon Maillet vient de dépasser son record. Simon, l'aîné devenu coach, savoure humblement :
« Je ne m’accorde pas beaucoup de choses mais j’ai été une petite partie de la quête de médaille de Martin puis celle de Quentin, alors c’est sympa. »