Si la jeune Emerson Jones, souvent présentée comme une future Ashleigh Barty, gère la pression avec autant de calme, c’est parce qu’elle a grandi dans un environnement où le sport de haut niveau faisait partie du quotidien.
Sa mère, Loretta Harrop, est une légende du triathlon, médaillée d’argent aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004 et championne du monde. Son père, Trent, était quant à lui footballeur professionnel.
« Avoir des parents sportifs m’aide énormément », confie la jeune prodige à la WTA. « Ils comprennent ce que je traverse. Surtout ma mère, elle sait ce que c’est que de souffrir à l’entraînement, la discipline que ça demande. »
Mais pas question de pression familiale excessive. « Ils ne m’ont jamais forcée. Ils voulaient juste que je sois heureuse. Mais quand j’ai choisi le tennis, ils m’ont dit : “Si tu le fais, tu le fais à fond”. »
"Je ne me fixe pas de limites"
Finaliste de l’Open d’Australie et de Wimbledon chez les juniors la saison passée, Emerson Jones se sent désormais prête à affronter le circuit professionnel. Son jeu puissant et son mental impressionnent déjà les observateurs.
« Je ne me fixe pas de limites de classement. Je veux juste aller sur le court, imposer mon jeu et voir où cela me mène. Je sais que le niveau chez les pros est plus élevé, physiquement c’est plus dur, mais je suis prête à relever le défi. »
Souvent comparée à Ashleigh Barty pour sa précocité, Jones garde la tête froide : « Ash est une légende, mais je veux tracer ma propre voie. »
Avec une wildcard en poche pour les tournois de préparation et pour l’Open d’Australie, le monde du tennis va rapidement découvrir si la fille de la triathlète court aussi vite que sa mère… balle en main.
