Le chronomètre n'avait plus aucune importance. Samedi, sur la Mass Start olympique d'Antholz, l'Allemande Franziska Preuss a bouclé la dernière course de sa vie professionnelle.
Preuss a terminé loin, très loin (28e avec 7 fautes). Mais l'essentiel était ailleurs : épuisée mais heureuse, elle a savouré chaque seconde de cette "dernière danse".
Un résultat anecdotique, une émotion brute
Ayant annoncé sa retraite la veille, l'Allemande a abordé cette course avec un détachement salvateur face à ses échecs au tir.
« C'était une belle façon de terminer. Dès la première erreur, je suis restée très calme. À ce moment-là, le résultat importait peu.
Je voulais savourer chaque instant, et j'y suis parvenue. Il était temps que ma carrières se termine »
Preuss et Wierer main dans la main
L'émotion a atteint son paroxysme après la ligne d'arrivée. Preuss n'était pas la seule à dire adieu : l'icône italienne Dorothea Wierer (5e de la course) tirait aussi sa révérence.
Les deux femmes se sont tombées dans les bras, avant d'effectuer un tour d'honneur hilare, main dans la main, pour célébrer leurs carrières exceptionnelles face au public.
C'est là que l'armure de l'Allemande s'est fendue.
« Quand je suis revenue du tour d'honneur avec Doro et que j'ai vu toute ma famille réunie… Je n'avais pas vraiment envie de pleurer ce jour-là, mais c'était trop fort. »
