Quand les rois de la discipline s'inclinent, c'est que la relève est prête à prendre le pouvoir.
À Kitzbühel, un nom est sur toutes les lèvres : Giovanni Franzoni.
Le jeune prodige italien de 24 ans a claqué, comme à Wengen, le meilleur temps des deux entraînements de la descente, forçant l'admiration des deux monstres sacrés, Marco Odermatt et Vincent Kriechmayr.
Odermatt : "C'est le futur du ski"
Le dominateur suisse ne tarit pas d'éloges sur celui qui vient de gagner le Super-G de Wengen. Pour Odermatt, Franzoni incarne l'évolution moderne du skieur de vitesse : un technicien hors pair.
« Comme moi, il vient du slalom géant. Je pense qu'à l'avenir, cette technique de géant sera indispensable pour atteindre le plus haut niveau...
Il a affiché une vitesse incroyable ces deux dernières semaines. Il sera sans aucun doute très dangereux samedi. »
Kriechmayr : "Un régal pour les yeux"
Même son de cloche chez l'Autrichien Vincent Kriechmayr, bluffé par la maturité du natif du lac de Garde. Fini le temps où il fallait dix ans d'expérience pour dompter la Streif.
« Aujourd'hui, les skieurs arrivent et se donnent à fond immédiatement... Il garde toujours le ski sous son corps, maintient constamment la traction et réalise des virages incroyables.
C'est un vrai régal pour les yeux », analyse le vétéran.
Champion du monde junior en 2021 et 2022, Giovanni Franzoni a explosé en décembre avec un podium à Val Gardena. Il enchaine en janvier avec un succès sur le super-G et une deuxième place en descente à Wengen. Aujourd'hui favori à Kitzbühel, il confirme que l'Italie tient sa nouvelle pépite.