« L'obsession me rend malade » 

C'est un Matteo Berrettini transformé qui s'apprête à disputer l'Open d'Australie. À l'approche de la trentaine (il les fêtera en avril), l'Italien a décidé de briser l'image du guerrier obsédé par la victoire.

Dans une interview confession à SportWeek, il livre une leçon de vie désarmante : pour gagner, il a dû apprendre à ne plus vouloir gagner à tout prix.

Alors que son année 2025 a été marquée par les blessures et les doutes, il surprend tout le monde en s'attribuant la note parfaite.

« Compte tenu de tout ce qui s'est passé, je me donne un 10 sur 10.

J'ai compris qu'à un certain point, Matteo l'homme passe avant Matteo le joueur de tennis. Revenir à ce niveau aussi rapidement mérite cette note. »

Fini la course aux trophées ?

Le discours tranche avec celui de ses rivaux. Berrettini l'affirme haut et fort : courir après les coupes ne le rend pas heureux. Pire, cela le détruit.

« Gagner des trophées, ce n'est pas ce à quoi je pense en me levant le matin. L'obsession n'a jamais été positive pour moi. Au contraire, elle m'a toujours conduit à me sentir mal.

Elle est souvent devenue une obsession malsaine », confie le Romain, qui préfère désormais se concentrer sur son bien-être mental.

🇦🇺 Stratégie commando pour Melbourne : Pour éviter l'erreur de l'an passé où il était arrivé "à moitié cuit", Berrettini a zappé tous les tournois officiels de préparation. Il ne jouera que l'exhibition de Kooyong pour arriver frais mentalement à l'Open d'Australie.
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