🎿 Ski de fond·Suède — Mondiaux annuels

Pour les fondeuses suédoises, et ce ne sont pas seules, une médaille mondiale se mérite, et sa valeur se base sur un calendrier précis. Face au projet de la FIS d'organiser des Championnats du monde de ski nordique chaque année, plusieurs athlètes de l'équipe nationale féminine ont exprimé leur désaccord, en prenant pour contre-exemple le biathlon, où les Mondiaux annuels ont selon elles fait perdre de la valeur aux médailles.

 
Skieur en haute montagne - Ekosport
⛷️ MATÉRIEL SKI & OUTDOOR🇫🇷 FRENCH DAYS⏳ jusqu'au 28/09

-20% de remise suppl. sur TOUT LE SITE

Préparez la saison d'hiver et profitez de réductions exceptionnelles sur le matériel de ski, le running et l'équipement outdoor.

CODE PROMO
COCORICO📋
J'en profite

Andersson : « Le ski de fond est un sport très traditionnel »

Interrogée par Expressen, Ebba Andersson n'a pas caché son scepticisme, pointant notamment l'effet pervers que pourrait avoir un rendez-vous mondial annuel sur l'intérêt porté à la Coupe du monde.

« Pourquoi voudraient-ils faire cela ? Certains athlètes accordent une importance bien plus grande à la coupe du monde lorsqu'il n'y a pas de championnats. Dans ce cas, cet aspect est négligé. Le ski de fond est un sport très traditionnel. Traditionnellement, les Championnats du monde devraient avoir lieu tous les deux ans, et je souhaite qu'il en soit ainsi. » Ebba Andersson

Hagström : l'exemple du biathlon comme avertissement

Johanna Hagström, 28 ans, partage exactement ce point de vue, et n'hésite pas à citer le biathlon, où les Mondiaux sont organisés chaque saison, comme illustration de ce qu'elle redoute pour sa propre discipline.

« En biathlon, les championnats du monde ont lieu chaque année, ils n'ont donc pas la même importance. Remporter une médaille aux championnats du monde de biathlon n'a pas la même signification qu'une médaille aux championnats du monde de ski de fond. Par conséquent, je pense que nous devrions maintenir les championnats du monde tous les deux ans. Ma première réaction a donc été de penser que ce n'est pas une bonne idée. » Johanna Hagström

Ribom : la crainte d'une perte de visibilité

Emma Ribom va encore plus loin en s'inquiétant de l'impact potentiel sur le rayonnement du ski de fond au niveau international.

Selon elle, une saison sans Mondiaux constitue au contraire une opportunité de mettre en avant la Coupe du monde.

« Je trouve intéressant d'avoir une saison sans championnats, car cela nous permet de nous concentrer davantage sur la coupe du monde. Ainsi, le ski de fond peut s'épanouir et gagner en visibilité. Mais avec cette situation, j'ai un peu peur qu'il perde encore plus d'importance. » Emma Ribom