Henrik Kristoffersen et la vitesse, ce n'est pas une histoire d'amour. Le technicien norvégien de 32 ans a pourtant passé deux jours à s'entraîner en super-G au Chili cet été. Une incursion qui ne l'a pas converti, mais qu'il juge utile pour une seule raison : rivaliser avec Marco Odermatt en géant.
« Odermatt glisse bien mieux que moi »
Avec 34 victoires en Coupe du monde et un hiver 2016 légendaire, où il avait gagné à Adelboden, Wengen, Kitzbühel et Schladming, le Norvégien n'a plus rien à prouver. Mais il sait précisément ce qui le sépare du Suisse.
Sur les longs passages raides comme ceux du Rettenbach, il cherche encore la dernière pièce du puzzle : le bon timing pour laisser filer les skis avant d'engager le virage.
C'est son père qui sifflera la fin
Plus léger que l'an dernier, moins de charges lourdes, davantage de travail de vitesse : Kristoffersen a ajusté sa préparation, avec un credo inchangé, « la victoire me motive ».
Il arrêtera quand il ne se sentira plus capable de gagner, ou quand son père lui conseillera de raccrocher.
Rendez-vous dimanche : programme et live de Sölden. À lire aussi : Atle Lie McGrath rêve du gros globe et Odermatt avant Sölden.
