Au Tour de Ski, la règle est impitoyable : si vous êtes trop lent par rapport à la tête de course, vous êtes éliminé (mise hors délai).
Et pour le fondeur Hongrois Adam Konya, toutes les étapes ressemblent à une finale pour la survie.
« Chaque matin, je dois vérifier si j'ai une autorisation de départ pour la course du jour », confie-t-il.
Le Hongrois a terminé 69ème et dernier de cette édition 2026, à 18 minutes du vainqueur Johannes Klaebo. Une place ingrate ? Pas pour lui. Il voit une progression par rapport à l'an dernier (+33 minutes de retard).
« C'est vrai que je suis toujours parmi les derniers du classement, et ce n'est pas très motivant », avoue-t-il avec une franchise désarmante.
« Mais j'analyse mon écart avec le leader. Si cet écart se réduit, comme cela a été le cas, cela me motive. »
Du lac Balaton aux sommets alpins
L'histoire de Konya est celle d'un amour tardif pour la neige. Né près du magnifique lac Balaton en Hongrie, rien ne le prédestinait au ski de fond.
« La natation est notre sport national. J'ai commencé à 7 ans. À 14 ans, je suis parti à Schladming (Autriche) en tant qu'étudiant d'échange », raconte-t-il. C'est là qu'il découvre les lattes et tombe amoureux de la glisse.
Le rêve du Top 30
Âgé de 33 ans, son palmarès comprend sept championnats du monde et deux participations aux Jeux olympiques.
"Ma carrière serait impossible sans le soutien de la Fédération Internationale de Ski. Je bénéficie d'un service d'entretien de mon matériel en Autriche et d'une aide à l'entraînement en Italie."
Konya, entraîné par son propre frère, achète tous ses skis chez Atomic. "La quantité de matériel dépend du soutien que me apporte la Fédération hongroise."
Son but ? Continuer à réduire l'écart. « Mon objectif est d'atteindre le top 50 de la coupe du monde et mon rêve est d'atteindre le top 30. »