« Je m'attends à ce qu'il arrive au petit-déjeuner » 

Le sport passe parfois au second plan. Pour Johan-Olav Botn, le retour en Coupe du monde à Nove Mesto a une saveur terriblement amère.

Absent depuis le 21 décembre, le Norvégien a vécu l'enfer : une infection respiratoire, mais surtout le traumatisme absolu de découvrir le corps sans vie de son coéquipier et ami, Sivert Guttorm Bakken, le 23 décembre à Lavazè.

"La vie ne sera plus jamais comme avant"

De retour dans le groupe après cette période sombre, le biathlète de 26 ans a livré un témoignage poignant à TV2. Le fantôme de son ami le hante encore au quotidien.

« C'est étrange, et ça va être très particulier. Je me promène ici à Nove Mesto en m'attendant à ce que Sivert arrive pour le petit-déjeuner.

Normalement, il est là. Puis on finit par réaliser qu'il n'est pas là, et que je ne le reverrai plus. »

Courir "avec" lui, pas "pour" lui

Physiquement diminué par sa maladie ("des tests pas encore à leur apogée"), Botn a choisi de revenir sagement pour ne pas compromettre ses chances olympiques.

Mais c'est mentalement qu'il a dû se reconstruire, trouvant une philosophie pour avancer.

« J'ai l'impression de courir davantage avec Sivert que pour Sivert. Il est présent dans mes pensées, il m'accompagne sur la piste et m'inspire », explique-t-il.

Johan Olav Botn n'a prévu une commémoration forcée pour son ami: « J'ai du mal à trouver quelque chose de digne de Sivert. Je prends les choses comme elles viennent. »

Concernant son niveau sportif, la grande révélation de décembre reste prudent : "C'est toujours un peu l'inconnu quand on a été malade", avoue-t-il. 

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