Le pari de la jeunesse

C'est la surprise du chef. Alors qu'on l'attendait surtout sur le Géant et le Super-G, le grand espoir du ski français, Alban Elezi Cannaferina, sera bien au départ de la Descente olympique dès ce samedi.

Une décision audacieuse du staff tricolore qui lance le jeune loup dans l'arène de Bormio, aux côtés des expérimentés Nils Allègre, Nils Alphand et Maxence Muzaton.

Au sein du groupe vitesse, l'arrivée de ce talent brut fait l'effet d'une bombe. Entre admiration et choc des générations, l'ambiance est très positive !

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Muzaton ironise : « On ne peut rien en faire »

Le vétéran Maxence Muzaton (35 ans) s'amuse de l'insolence de la jeunesse. Avec un humour décapant, il décrit un Alban totalement décomplexé.

« Le respect des anciens, il ne l’a pas, ça c’est sûr. Il ne me respecte pas du tout !

On ne peut rien en faire de cette nouvelle génération... Mais c'est un gentil. Ça nous botte un peu les fesses. »

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Un « phénomène » en chambre

Pour Nils Allègre, qui partage sa chambre avec le prodige de Courchevel, la cohabitation est une source d'inspiration.

« C’est un phénomène Alban, il nous chamboule un peu », avoue-t-il sur RMC. « Ça peut paraître fou ce qu’il fait des fois... Il donne un élan de fraîcheur. »

Si l'enthousiasme est là, Alban garde la tête froide : « Je sais que la descente n’est pas le plus gros objectif de mes Jeux. On ne se rend pas forcément compte mais deux semaines ici, nerveusement c’est fatigant. »

Rendez-vous samedi 11h30 pour voir si l'insolence de la jeunesse peut créer l'exploit sur une des pistes la plus difficiles du circuit.

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