Marco Odermatt, la superstar du ski alpin, n'a pas mâché ses mots en découvrant Bormio.
Isolés du reste du monde, les skieurs masculins, comme les biathlètes à Antholz, vivent des Jeux sans saveur, loin de la fête de Milan ou Cortina.
Face aux tribunes encore vides et au village endormi, le Suisse a lâché un constat amer :
« Il n'y a pratiquement aucun esprit olympique ici. Ça ressemble plus à une simple Coupe du monde qu'à un rendez-vous planétaire. »
La critique du modèle "durable"
Odermatt pose une question qui fâche. À force de vouloir faire des Jeux éclatés sur 22 000 km² pour éviter les coûts pharaoniques (comme Sotchi ou Pékin), n'a-t-on pas tué la magie ?
« Les Jeux ne se déroulent que tous les quatre ans... ça devrait être quelque chose de plus spécial.
Il y a un juste milieu à trouver entre des investissements absurdes et une approche durable. »
Bormio, la solitude du champion
Le problème est géographique. Les hommes sont "parqués" à Bormio, loin de tout. Il n'y a aucune autre épreuve avant le ski-alpinisme le 19 février.
Ce modèle de "Jeux éclatés" est exactement celui choisi par les Alpes françaises pour 2030.
La critique d'Odermatt résonne comme un avertissement : économiser l'argent, c'est bien, mais si c'est pour skier dans l'indifférence générale, à quoi bon ?
Le Suisse espère que la ferveur viendra avec le temps : « Attendons de voir ». Première réponse dès demain, samedi 7 février, avec la descente masculine.