Justus Strelow fait débat

Considéré avec raison comme le meilleur tireur du biathlon Allemand, Justus Strelow est arrivé au tir debout du relais d'Östersund avec encore toutes ses chances, et il en est reparti les mains tremblantes et le cœur en miettes.

Habituellement si rapide et chirurgical, il s’est retrouvé piégé par un vent capricieux qui changeait de direction à chaque respiration.

Au lieu des 23-25 secondes habituelles, il est resté planté… une minute cinquante-trois.

Presque deux minutes d’une attente interminable, le doigt sur la détente, le corps gelé, à chercher la bonne fenêtre qui ne venait jamais.

« C’était vraiment horrible dès le début, a-t-il confié à ARD. À un moment j’ai commencé à me battre contre moi-même.

Et si tu abandonnes cette lutte intérieure, que tu tires deux fois n’importe comment et que tu prends les anneaux de pénalité, autant ne pas venir. »

« Strelow prend un temps fou. Il le fait exprès », a déploré le commentateur Christian Dexne lors de la diffusion en direct.

Plus diplomate, l'ancien champion Erik Lesser, devenu consultant, indique:

« Justus a voulu faire honneur à sa réputation de tireur propre. Il s’est battu, c’est tout lui. Mais dans ces conditions pourries, parfois il faut accepter de « salir » un peu son tir pour sauver le chrono.

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