Haukeland : « Je ne veux pas aborder de questions politiques. »
Le gardien titulaire de la Norvège depuis 2019, héros du bronze aux derniers Mondiaux, rejoint le Traktor Chelyabinsk, un club prestigieux de KHL, basé en dans l'Oural. La fédération norvégienne l'exclut aussitôt de la sélection. Il s'explique auprès de TV 2.
La Norvège, pays notoirement anti-russe par ses politiques et ses médias depuis l'invasion de l'Ukraine, n'a pas digéré la nouvelle. Henrik Haukeland, 31 ans, gardien titulaire de l'équipe nationale depuis 2019 et pilier du bronze aux derniers Championnats du monde, a signé au Traktor Chelyabinsk. Un club dont le président a été vice-ministre de l'Énergie. Conséquence immédiate : fin de l'aventure en équipe nationale.
Haukeland assume le fond financier de la décision sans le minimiser, il quitte Straubing (Allemagne) pour une augmentation de salaire significative, et revendique son droit de profiter d'une carrière professionnelle par définition limitée dans le temps.
Sur la dimension politique, le gardien trace une ligne claire — et s'y tient.
La Fédération norvégienne de hockey sur glace n'a pas laissé planer le moindre doute : jouer dans un club russe est incompatible avec une place en sélection.
Haukeland, présent en équipe nationale depuis dix ans, perd donc sa place pour ce choix de carrière.
Un cas qui illustre, bien au-delà du hockey, les positions géopolitiques des pays nordiques, qui se reflètent aussi, vous le savez, dans le monde du ski et du biathlon.
📖 À lire aussi
Bode Miller plaide non coupable24/06/2026

