La sélection pour les Jeux Olympiques vient de confirmer un changement historique : le monopole de la Fédération Norvégienne est officiellement brisé.
Sur les 16 athlètes sélectionnés, la moitié (8) ne font pas partie des équipes nationales d'élite.
Ces fondeurs ont construit leur succès grâce à des investissements privés, loin des rassemblements fédéraux.
Voici les noms de ceux qui ont prouvé qu'on pouvait gagner autrement :
• Mattis Stenshagen
• Astrid Øyre Slind
• Einar Hedegart
• Karoline Simpson-Larsen
• Milla Grosberghaugen Andreassen
• Ingrid Bergene Aabrekk
• Julie Bjervig Drivenes
"L'équipe nationale est dépassée"
Pour l'expert Petter Northug, lui-même propriétaire d'une équipe privée, ce basculement était inévitable.
Le prestige de la combinaison nationale ne suffit plus face à la flexibilité et à l'argent du privé.
« Autrefois, être sélectionné en équipe nationale était l’option la plus lucrative. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas... Le modèle de l'équipe nationale est soumis à une pression sans précédent, car il paraît dépassé. »
Même les stars s'isolent
Le phénomène va même au-delà de cette liste. La superstar Johannes Høsflot Klæbo fonctionne le plus souvent avec sa propre structure et participe rarement aux stages nationaux.
Autre exemple Kristine Stavås Skistad, bien que membre de l'équipe, s'entraîne dans son club à Konnerud.
En Norvège, ce systême privé fonctionne très bien car la place du ski de fond reste très importante dans le pays et les sponsors nombreux.
Ce même systême se développe également en Suède voisine. Est il un prémice de l'apparition d'équipes privées en coupe du monde, façon cyclisme ?