🏔️ Freeride · JO Alpes 2030 · Hale-Woods

Hale-Woods : « En 2008, on créait le World Tour en se disant qu'un jour ce serait aux JO»

Le CIO a officialisé l'entrée du freeride au programme des JO d'hiver Alpes 2030. Nicolas Hale-Woods, co-fondateur de l'Xtreme de Verbier et CEO du Freeride World Tour depuis les origines, réagit dans les colonnes du Blick avec une joie qu'il n'a aucune raison de cacher.

La rumeur enflait depuis des mois. Ce mardi, en commission exécutive à Lausanne, le CIO l'a officialisé : le freeride entrera au programme olympique des Jeux d'hiver Alpes 2030, avec quatre épreuves (ski et snowboard, hommes et femmes). Trente ans après les pionniers de 1996, le sport de montagne le plus spectaculaire du monde pose ses marques sur la plus grande scène planétaire.

J'ai eu énormément de joie. En pensant aux riders, que ce soit les pionniers de 1996 ou ceux d'aujourd'hui. À partir de ce soir, les juniors peuvent aussi rêver d'une compétition olympique. Nicolas Hale-Woods — CEO Freeride World Tour · Blick

Hale-Woods était en route pour Lausanne quand Blick l'a joint. Il revenait sur 30 ans d'une histoire qu'il a construite brique par brique — l'Xtreme de Verbier en 1996, la structuration du Freeride World Tour en 2008, l'intégration à la FIS sous Johan Eliasch, et maintenant les JO.

En 2008, on a créé la base du Freeride World Tour, avec les classements, les qualifications — en se disant qu'un jour, ce serait aux JO. Le moment le plus important a peut-être été l'intégration à la FIS, grâce à son président Johan Eliasch, qui a toujours cru en nous. Nicolas Hale-Woods

Sur la question des compromis — est-ce que le freeride a dû s'adapter pour plaire au CIO — la réponse est nette et rassurante pour les puristes.

Non, et c'est beau. Le CIO, la FIS et le COJO ont compris qu'il ne fallait pas travestir le sport. Ce sera le même format que sur le World Tour. Nicolas Hale-Woods

Sur les athlètes, il anticipe une réaction très positive, avec une nuance amusée.

Je sais qu'ils sont contents et excités. Ca a été bien pris, à part par quelques vieux grincheux. Mais ce qui compte, ce sont les jeunes et eux ont envie d'aller aux JO. Ils savent que ça va être un game-changer. Nicolas Hale-Woods

Pour lui, l'enjeu va bien au-delà des médailles. Les JO vont obliger les fédérations nationales à s'engager, apporter des moyens, professionnaliser les structures de formation. Un sport qui ne progresse pas meurt — c'est sa conviction. Avec les JO 2030, le freeride entre dans une nouvelle ère.