Le changement de drapeau n'a pas effacé les tourments. Éliminée cette nuit dès le premier tour à Brisbane par Anastasia Potapova (devenue Autrichienne), Daria Kasatkina a avoué traverser une zone de turbulences psychologiques.
« J'ai failli fondre en larmes en entrant sur le court et en entendant les acclamations du public », confie la nouvelle idole locale, qui peine à gérer ce nouveau statut.
« J'ai traversé une année difficile. Même si je vais bien maintenant, je dois encore sortir de cette mauvaise passe. C'est une tâche ardue, mais nécessaire. »
Le poids du drapeau australien
Ce qui pèse sur les épaules de l'ex-Russe, c'est cette volonté farouche de ne pas décevoir son pays d'adoption. Une pression qu'elle s'inflige seule.
« Je sais que personne ne l'attend de moi, mais je l'exige de moi-même : je veux être à la hauteur de mon pays », analyse-t-elle avec lucidité.
« Je découvre la mentalité australienne. Ils ne s'attendent pas à ce que je gagne un Grand Chelem demain, mais c'est ma façon d'être. »
L'exode des joueuses russes ?
Interrogée sur le phénomène des joueuses russes qui choisissent de changer de nationalité sportive, Kasatkina confirme la tendance, tout en restant discrète sur les coulisses.
« À la fin de l'année, il y en avait déjà trois ou quatre qui l'avaient fait. Évidemment, chacune avait ses raisons », explique-t-elle, laissant planer le doute sur la suite :
« Je ne sais pas s'il y en aura d'autres, parce que tout le monde garde le secret jusqu'au dernier moment. »
