Le leader de la coupe du monde de biathlon avait quitté le Grand Bornand en compagnie de Sivert Bakken pour rejoindre leur hôtel à Lavaze, afin d'entamer un stage d'entrainement en altitude.
Pour la toute première fois, Johan Olav Botn affirme sur TV2 que c'est lui qui a trouvé son ami sans vie dans la chambre d'hôtel.
"Sivert et moi devions partir skier à 9 h ce matin-là. J'allais chercher les clés de la voiture pour prendre des skis et des bâtons, et c'est là que je l'ai trouvé inanimé dans la chambre.
C'était un état de choc et de panique totale. Le premier réflexe est d'essayer d'aider. J'ai essayé d'appeler la police et les secours, mais impossible de les joindre.
J'ai couru chercher de l'aide. Ces quelques minutes ont été extrêmement stressantes, à essayer d'aider et d'obtenir de l'aide."
Botn affirme avoir compris très tôt que son coéquipier était mort.
"J'ai vu qu'il était complètement inanimé et le visage blême. J'ai compris qu'il était mort. C'était un état de choc où l'on ne ressent rien, mais où l'on essaie de l'aider.
Ce n’est qu’à l’arrivée de l’ambulance que j’ai compris ce qui s’était passé et que l’on le prend personnellement" ajoute Botn qui a ensuite été interrogé par la police italienne.
Rien d'illégal
Je pense que c'était difficile de voir des articles de débat paraître dans divers journaux seulement un ou deux jours après la publication de ces articles. Les masques et tentes hypoxiques sont légaux depuis de nombreuses années.
Beaucoup y ont déjà eu recours. Je ne souhaite pas trop alimenter les spéculations, mais je tiens à préciser que Sivert n'a rien fait d'illégal. C'était parfaitement légal.
Il a respecté la législation norvégienne, les règles de l'AMA et de l'Agence norvégienne de lutte contre le dopage. De mon côté je n'ai jamais utilisé ce type de matériel." ajoute Botn.
J'étais complètement anéanti. On se sent totalement impuissant. Il n'y a rien à faire pour arranger les choses. Je me suis dépêchée de rejoindre mon amie (Karoline Simpson-Larsen) sur les pistes de ski pour l'informer.
Les autres Norvégiens sont arrivés à l'hôtel. Ils avaient reçu le message. On s'est alors retrouvés tous ensemble et on a essayé de comprendre ce qui se passait.