🎿 Biathlon · Sandra Flunger 🇩🇪

Sandra Flunger optimiste pour la suite

Première femme à la tête de l'équipe féminine du DSV depuis 36 ans, l'Autrichienne Sandra Flunger expose sa vision pour le biathlon allemand : vitesse de tir insuffisante par peur de l'erreur, vivier de talents impressionnant, et une tradition victorieuse vécue comme une motivation.

Sandra Flunger est arrivée en Allemagne  avec toute son expérience, elle a entraîné dans son pays, puis en Suisse avant de franchir le pas. Elle sait donc exactement ce qu'elle trouve : un groupe d'athlètes techniquement au niveau, une tradition de résultats impressionnante, et un problème récurrent au tir qu'elle identifie avec précision. Ce n'est pas une question de technique. C'est une question de mental.

La vitesse de tir pourrait être améliorée. Les compétences techniques de toute l'équipe sont excellentes. À mon avis, la lenteur est due à des attentes trop élevées. J'aimerais voir plus de courage et de détermination. Sandra Flunger — xc-ski.de

Son diagnostic est précis : les biathlètes allemandes tirent avec trop de prudence parce que chaque pénalité doit être expliquée devant les caméras. Ce n'est pas un problème de capacité, c'est un problème de gestion de la pression des résultats.

Les athlètes pourraient être tentées de tirer plus lentement et avec plus de prudence, plutôt que de risquer des erreurs. Après tout, chaque pénalité doit être expliquée devant les caméras après la compétition. J'aimerais voir plus de courage. Sandra Flunger

En venant de Suisse, Flunger a été frappée par la profondeur du vivier allemand — qu'elle a mesurée concrètement en regardant les Mondiaux juniors d'Arber.

Comparé à la Suisse, nous avons un vivier d'athlètes beaucoup plus important. À mon avis, c'est un avantage d'être ceux qui visent le titre, et non ceux qui sont poursuivis. Sandra Flunger

Elle travaillera aux côtés de Denny Andritzke, elle basée à Ruhpolding, lui à Oberhof, avec pour ambition de renforcer la cohésion entre les différents groupes d'entraînement et les athlètes qui n'évoluent pas dans les centres fédéraux.

Pour moi, il est important que chacun se sente membre de l'équipe. Tant de personnes œuvrent pour la réussite des biathlètes — les entraîneurs en club, les bénévoles. Si chacun travaille bien ensemble et avec reconnaissance, nous réussirons. Sandra Flunger

Sur la pression de la tradition victorieuse du biathlon allemand, Flunger ne se laisse pas intimider, du moins pour l'instant.

Pour l'instant, c'est une motivation pure. Cela changera peut-être au début de l'hiver. Je me suis sentie très appréciée. L'Allemagne est l'une des nations phares du biathlon et a façonné ce sport pendant de nombreuses années. Sandra Flunger

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