Sandra Flunger optimiste pour la suite
Première femme à la tête de l'équipe féminine du DSV depuis 36 ans, l'Autrichienne Sandra Flunger expose sa vision pour le biathlon allemand : vitesse de tir insuffisante par peur de l'erreur, vivier de talents impressionnant, et une tradition victorieuse vécue comme une motivation.
Sandra Flunger est arrivée en Allemagne avec toute son expérience, elle a entraîné dans son pays, puis en Suisse avant de franchir le pas. Elle sait donc exactement ce qu'elle trouve : un groupe d'athlètes techniquement au niveau, une tradition de résultats impressionnante, et un problème récurrent au tir qu'elle identifie avec précision. Ce n'est pas une question de technique. C'est une question de mental.
Son diagnostic est précis : les biathlètes allemandes tirent avec trop de prudence parce que chaque pénalité doit être expliquée devant les caméras. Ce n'est pas un problème de capacité, c'est un problème de gestion de la pression des résultats.
En venant de Suisse, Flunger a été frappée par la profondeur du vivier allemand — qu'elle a mesurée concrètement en regardant les Mondiaux juniors d'Arber.
Elle travaillera aux côtés de Denny Andritzke, elle basée à Ruhpolding, lui à Oberhof, avec pour ambition de renforcer la cohésion entre les différents groupes d'entraînement et les athlètes qui n'évoluent pas dans les centres fédéraux.
Sur la pression de la tradition victorieuse du biathlon allemand, Flunger ne se laisse pas intimider, du moins pour l'instant.
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